Le secteur de la nutrition ciblera 2,9 millions de personnes en 2022 (832k filles, 768k garçons, 1,3M de femmes et 8k hommes) dont 435k personnes présentant un ou des handicap(s) à travers les objectifs ci-dessous :
La prise en charge intégrée de 1,8M personnes affectées par la malnutrition aiguë (1,2M enfants de moins de cinq ans, 534k FEFA, 15k personnes vivant avec la tuberculose ou le VIH malnutris) est assurée (contribue à l’objectif stratégique 1).
Les risques de malnutrition aiguë du nourrisson et du jeune enfant sont réduits à travers la promotion de bonnes pratiques alimentaires envers 499k FEFA (contribue à l’objectif stratégique 2).
Besoins vitaux et bien-être physique et mental
L’objectif sectoriel 1 vise à assurer la détection précoce, le référencement et le traitement des cas de malnutrition aiguë chez 1,2M enfants de moins de cinq ans (649k filles et 599k garçons), 534k FEFA et 15k personnes malnutries et vivant avec la tuberculose ou le VIH; les activités BSFP vont bénéficier a 654K personnes à risque de malnutrition dans leurs communautés. Les interventions se focaliseront sur les structures de santé existantes dans les zones de santé prioritaires. Sur les 519 zones de santé du pays, les 242 concentrant au moins trois impacts humanitaires sur les cinq identifiés en RDC seront ciblées pour les activités nutritionnelles (soit 46,5 pour cent des zones de santé du pays). Les zones les plus affectées sont localisées essentiellement dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Tanganyika, de l’Equateur, du Haut-Uélé, du Sankuru, du Kasaï, du Kwango, du Kwilu, du Kongo-Central et de la Tshuapa. Ces provinces sont, pour certaines, touchées par des conflits, des mouvements de populations, des épidémies de rougeole, le choléra ou par l’insécurité alimentaire.
Pour une prise en charge adéquate et une amélioration de l’état nutritionnel des populations les plus affectées, une convergence géographique sera assurée dans ces zones priorisées avec les différents secteurs sensibles à la nutrition : EHA, Santé et Sécurité alimentaire. Les interventions intersectorielles de nutrition avec les soins de santé primaire, l’amélioration de l’accès à des installations sanitaires hygiéniques et à de l’eau potable de même que l’amélioration de la disponibilité alimentaire adéquate pourront permettre de contribuer à la réduction significative de la surmortalité et ainsi sauver des vies de millions d’enfants, de FEFA de même que les personnes malnutries vivant avec le VIH et la tuberculose.
Les activités de prise en charge seront réalisées dans les centres de traitement nutritionnel et la distribution d’aliments de supplément (BSFP) pour les enfants de six à 23 mois et les FEFA à risque de malnutrition dans les communautés qui se trouvent dans les zones de santé avec des prévalences de malnutrition aiguë globale (MAG) de plus ou moins 15 pour cent ou bien plus de plus ou moins 10 pour cent en présence de facteurs contributifs (mouvements de population, épidémies, IPC 3 et plus, etc.).
Conditions de vie
Ce second objectif vise la prévention de la malnutrition à travers la promotion de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune enfant (ANJE-U) auprès de 499k femmes enceintes et allaitantes vivantes dans les 242 zones de santé priorisées. Les interventions nutritionnelles (PCIMA, etc.) seront systématiquement accompagnées de la promotion de l’ANJE-U pour une mise à échelle de cette approche. Les acteurs de nutrition informeront également aux FEFA et autres gardiens d’enfants autour des messages clés et bonnes pratiques, et apporteront les soins nutritionnels requis aux enfants malades de virus à Ebola et de COVID-19 pour réduire le morbi-mortalité liée à la malnutrition parmi les enfants de moins de cinq ans. Les activités de prévention (sensibilisation ANJE-U, alimentation de la FEFA, etc.) seront réalisées à travers plusieurs canaux tels que les formations sanitaires (FOSA) ou les relais au niveau communautaire.
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