Burkina Faso - Besoins Humanitaires et Plan de Réponse des Partenaires / Partie 2 : Réponse humanitaire

2.3 Stratégie de réponse humanitaire

Nécessaire pour soutenir 2,7 millions de personnes
US$658,5M

Action humanitaire planifiée

En 2026, les acteurs humanitaires envisagent apporter une assistance humanitaire et une protection à 2,7 millions de personnes, s’alignant sur le Plan national de réponse humanitaire du Gouvernement et aux exigences des communautés affectées. Des interventions intégrées et complémentaires seront fournies aux personnes les plus vulnérables dans les zones à forte concentration de PDI et de personnes retournées, afin de garantir un accès équitable et durable aux services essentiels, réduisant ainsi les tensions au sein des communautés.

Pour fournir une aide mieux adaptée aux priorités et aux exigences des communautés affectées, l'ICCG et le CEAWG collectent et analysent des retours et plaintes des communautés affectées. Ceux-ci seront utilisés pour informer les plans opérationnels des partenaires humanitaires pour 2026. L’accent sera mis sur l’assistance en nature (eau, vivres, kits scolaires, abris, kits de dignité, etc.) surtout dans les zones où l’accès aux marchés est très limité. Parallèlement, le renforcement des moyens de subsistance à travers les activités d’autonomisation reste un élément essentiel de la stratégie de la réponse, en accord avec les préférences des communautés et pour contribuer à la prévention des risques de protection.

Une approche stratégique de l’accès humanitaire demeure un élément central de la réponse humanitaire au Burkina Faso, compte tenu des zones difficiles d'accès. Le maintien des opérations aériennes est essentiel pour garantir la continuité de la livraison de l'assistance vitale, notamment dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de la santé et de la nutrition, tout en poursuivant les efforts de plaidoyer pour l'accès par la route afin de renforcer la couverture et l’efficacité des interventions.

La localisation sera renforcée, et le rôle des partenaires locaux reste crucial pour la mise en œuvre des activités humanitaires. Ces partenaires travaillent également en étroite collaboration avec les communautés locales et les structures gouvernementales, favorisant ainsi une coordination et une appropriation locale accrues.

Par ailleurs, afin de garantir un accès équitable et sécurisé à l’assistance humanitaire pour les femmes, les hommes, les filles et les garçons et de répondre à leurs besoins spécifiques, la centralité de la protection sera soutenue à toutes les étapes de la réponse humanitaire.

Réponse humanitaire prioritaire

En 2025, le Burkina Faso a été confronté à d’importants défis de financement de la réponse humanitaire. Dès le premier semestre, OCHA a coordonné des consultations avec l’ensemble des clusters et les domaines de responsabilité afin d’engager un processus de re-priorisation des interventions. Selon le bilan établi au troisième trimestre, le HNRP 2025 n’était financé qu’à 22 pour cent. Dans ce contexte de ressources limitées, la priorisation de l'assistance s’est imposée comme une nécessité afin de maximiser l’impact des interventions, en se concentrant sur les urgences les plus critiques ainsi que sur les zones et secteurs présentant les écarts de réponse les plus importants. L’objectif demeure de sauver des vies, renforcer la protection et restaurer la dignité des personnes affectées.

En termes de priorités critiques, il s’agira de :

  1. La réponse aux zones de forte sévérité intersectorielle : le processus d’analyse conjoint des besoins humanitaires pour l’année 2026 menée par les partenaires humanitaires et les départements sectoriels a permis d’aboutir à un consensus sur 10 provinces classées en sévérité 4. Il s’agit de l’ensemble des provinces des régions du Liptako, du Soum et de la Tapoa. A celles-ci s’ajoutent, trois provinces d’autres régions telles que le Goulmou, la Sirba et le Yaadga qui connaissent également une augmentation des besoins. La priorité sera de garantir la sécurité alimentaire et l’accès aux soins de santé, à l’eau, à la nutrition et à la protection afin de répondre aux besoins vitaux des populations les plus vulnérables.
  2. La réponse à la période de soudure : L’accès à une alimentation saine, nutritive et suffisante constitue un défi majeur pour le Burkina Faso. Les résultats des analyses de la sécurité alimentaire et nutritionnelle d’avril 2025 et ceux de l’enquête SMART de 2024 mettent en évidence une situation alimentaire et nutritionnelle critique dans 10 régions : Bankui, Sourou, Koulsé, Goulmou, Tapoa, Sirba, Liptako, Soum, Nakambé et Yaadga. Les besoins nutritionnels restent élevés et présentent un risque d’aggravation dépassant le seuil critique de 10 pour cent. Des ressources doivent être mobilisées pour mettre en œuvre des interventions visant à prévenir la faim, la malnutrition aiguë sévère (MAS) et la mortalité infantile. Plusieurs localités de ces régions n’ont pas pu assurer une production agricole lors de la campagne 2025. Ces zones souvent difficiles d’accès sont confrontées à un approvisionnement irrégulier et insuffisant, ne permettant pas de couvrir les besoins alimentaires de base des populations.
  3. L’action anticipatoire pour la sécheresse et les inondations : Le Burkina dispose de deux cadres d’action anticipatoire pour la sécheresse et les inondations qui nécessitent des financements conséquents. Ces cadres seront révisés au cours du premier trimestre de l’année 2026. A travers le cadre sur la sécheresse, 300 000 personnes ont été ciblées dans les régions du Bankui, des Koulsé, du Liptako, du Soum et du Yaadga avec des interventions dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la protection et de l’EHA. Le cadre sur les inondations cible environ 80 000 personnes vulnérables dans six régions prioritaires que sont Bankui, Djoro, Koulsé, Liptako, Sourou et Yaadga, avec des interventions dans les secteurs de la sécurité alimentaire, des abris/AME, de la santé, de la nutrition, de l’EHA et de la protection. L’ensemble des interventions nécessite la disponibilité des fonds à temps avant l’atteinte des seuils. Il y a une nette cohérence entre les régions prioritaires de ces deux cadres et les zones classées dans les sévérités 3 et 4 pour l’année 2026. L’objectif étant de sauver des vies, de protéger les moyens d’existence et de réduire les besoins humanitaires.

Par ailleurs, dans le cadre de la réponse humanitaire, une priorisation sera faite pour les secteurs suivants :

  • Assistance alimentaire (Priorité 1) : Sans une assistance alimentaire adéquate, combinée à des actions de protection et de renforcement des moyens d’existence, la situation des ménages les plus vulnérables se détériorera rapidement. Le manque d’intervention entraînera un basculement progressif d’un nombre croissant de ménages vers les phases les plus sévères de l’insécurité alimentaire, notamment la Phase 4 de l’IPC (urgence), avec un risque potentiel d’atteindre la Phase 5 (catastrophe) dans certaines zones. Par ailleurs, les capacités d’adaptation déjà très affaiblies continueront de s’éroder, réduisant considérablement les marges de survie des ménages. Cette situation se traduira par une augmentation de la prévalence de la malnutrition aiguë, touchant en particulier les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les déplacés internes. Les ménages seront contraints d’adopter des stratégies d’adaptation négatives, telles que la vente d’actifs productifs, la réduction du nombre et de la qualité des repas, le recours à l’endettement, compromettant durablement leurs moyens de subsistance. Les tensions autour des ressources naturelles pourraient s’intensifier dans certaines zones. La résilience communautaire s’en trouvera réduite.
  • Santé/Nutrition (Priorité 2) : Les besoins de santé croissent, alors que l'accès aux soins diminue à la suite des attaques et fermetures des services de santé, entraînant une augmentation des décès évitables parmi les populations vulnérables dans les zones affectées, dont les femmes, les enfants, les PDI et leurs hôtes. Une recrudescence et/ou résurgence des maladies sont à craindre dans les zones affectées par la crise. Certaines régions sont confrontées à des flambées épidémiques comme la rougeole, la polio et la fièvre jaune, résultantes d’une faible couverture vaccinale chez les populations déplacées et leurs hôtes. La disponibilité et le renforcement de l’accès aux soins de santé ainsi que le traitement de la malnutrition aiguë sévère (MAS) et de la malnutrition aiguë modérée (MAM) sont des impératifs pour réduire la mortalité et protéger les populations (PDI, retournées, populations non-déplacées, réfugiés), notamment dans les régions à sévérité 3 et 4. Le financement doit garantir l’accès aux soins de santé de base, aux services SSR et au soutien psychosocial face à la recrudescence des VGB dans les zones de forte sévérité.
  • EHA (Priorité 3) : dans un contexte marqué par des sabotages répétés, des infrastructures d’eau, hygiène et assainissement hors service, une forte pression démographique dans les zones d’accueil et un faible niveau de financement, le renforcement des services EHA constitue une condition essentielle à la stabilité humanitaire et au succès des autres secteurs. En l’absence d’une action urgente, coordonnée et suffisamment financée dans ce secteur, la situation humanitaire déjà critique risque de s’aggraver entraînant une augmentation de la malnutrition et de la mortalité infantile, des tensions accrues autour de l’accès à l’eau ainsi qu’une dégradation significative des indicateurs dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de l’éducation, de la protection et de la sécurité alimentaire.

Comment la réponse sera apportée

  • Renforcer la localisation de la réponse

La stratégie de réponse humanitaire 2026 fait de la localisation une priorité, à la fois impératif opérationnel et levier d’efficacité et de durabilité. Cette approche vise à renforcer l’inclusion systématique des ONG nationales dans la mise en œuvre de la réponse humanitaire, en reconnaissance de leur ancrage communautaire, de leur capacité d’accès et de leur rôle clé dans les contextes. Dans cette dynamique, le Burkina Faso a adopté le Baromètre de la localisation en 2025, permettant de suivre les progrès réalisés et d’orienter les efforts en faveur d’une réponse plus localisée. En complément, l’Équipe Humanitaire Pays a défini des orientations stratégiques structurées autour de quatre axes, dont l’augmentation du financement direct aux organisations nationales et locales, y compris les organisations dirigées par des femmes. A cet égard, en 2025 plus de 42 pour cent des fonds du Fonds humanitaire régional pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale (FHRAOC) ont été alloués à des ONG nationales et 100 pour cent du financement de l’action anticipatoire contre les inondations.

En 2026, les priorités incluent l’augmentation du nombre de partenaires nationaux éligibles au FHRAOC, le relèvement du niveau de financement accordé aux ONG locales par rapport à 2025, et la consolidation des financements directs. L’EHP encourage également, dans le cadre du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF), des partenariats équitables avec des organisations nationales et locales, y compris avec des organisations dirigées par des femmes. Ces orientations sont relayées aux donateurs pour stimuler un appui accru aux ONG locales, et les réseaux, notamment féminins.

Les actions prioritaires suivantes seront menées :

  • Renforcer les capacités des organisations locales et nationales afin de garantir une appropriation efficace de la réponse. L’EHP continuera à soutenir des projets de renforcement des capacités des ONG locales et nationales en 2026 et les initiatives portées par elles-mêmes dans cette perspective.
  • Renforcer le leadership des organisations locales dans les mécanismes de coordination (EHP, clusters, groupes de travail, etc.) au niveau national et notamment au niveau régional dans les zones où elles sont souvent les seuls acteurs présents de manière continue. L’EHP a mis en place un comité ad hoc auquel participe les ONG nationales, représentées par le Secrétariat Permanent des ONG (SPONG) afin d’assurer une participation solide aux instances de gouvernance et de coordination humanitaire dans le cadre du Humanitarian Reset adapté au contexte du pays.
  • Encourager le partenariat stratégique entre ONG locales/nationales et internationales : La réponse humanitaire est fournie de manière collaborative et complémentaire à travers des projets élaborés et mis en œuvre conjointement. La visibilité des interventions des ONG nationales et locales est assurée à tous les niveaux.

  • Modalités prioritaires

Les modalités prioritaires pour la réponse humanitaire en 2026 sont les suivantes :

  • Aide en nature : elle constituera la principale modalité d’intervention, conformément aux priorités exprimées par les populations affectées à travers l’analyse des retours et plaintes communautaires. Elle consiste en la fourniture directe de biens essentiels tels que l’aide alimentaire (vivres), les articles non alimentaires (articles ménagers essentiels, kits de dignité, vêtements, couvertures, etc.), les médicaments, les abris, ainsi que l’assistance en eau potable, assainissement et nutrition. Cette approche vise à répondre rapidement aux besoins vitaux des communautés affectées par la crise.
  • Assistance technique et service : L’assistance technique et les services visent à renforcer les capacités des acteurs humanitaires locaux et gouvernementaux dans des secteurs clés tels que la santé, la lutte contre les VBG, la nutrition, l’éducation et la protection, afin d’apporter une réponse adaptée aux besoins prioritaires des populations affectées. Cette modalité inclut également la fourniture d’équipements et de matériels adéquats (intrants, médicaments, etc.) pour rendre les services de base plus opérationnels et accessibles. Une attention particulière sera accordée au soutien psychosocial, à la prise en charge des cas de VBG, ainsi qu’à la santé de la reproduction, afin de garantir une réponse complète et efficace.

  • Intervention dans les zones difficile d’accès

L’accès humanitaire demeure un défi majeur de la réponse à la crise humanitaire au Burkina Faso. Plusieurs communes des régions du Liptako, du Soum, du Bankui, du Sourou, des Koulsé, de la Tapoa, du Goulmou, de la Sirba, du Nakambé et du Yaadga sont difficiles d’accès en raison de l’insécurité et des restrictions de mouvement qui en découlent. Bien qu’aucune zone du pays soit classée en sévérité intersectorielle 5, la mise en œuvre de la réponse humanitaire dans les 10 provinces classées en sévérité intersectorielle 4 va reposer sur une stratégie proactive déclinée comme suit :

  • Plaidoyer auprès des autorités : il s’agira de maintenir un dialogue constant avec les autorités nationales et locales afin de faciliter le déploiement des équipes, sécuriser l’acheminement de l’assistance et garantir un environnement propice aux interventions, dans le respect des principes humanitaires.
  • Partenariat local renforcé : le recours aux ONG locales qui disposent d’un solide ancrage communautaire et d’une meilleure capacité d’accès dans les zones difficile d’accès, est nécessaire.
  • Anticipation et préparation renforcée : sur la base d’analyses combinant risques sécuritaires et aléas climatiques, l’EHP donnera les orientations sur le pré-positionnement des stocks dans les localités difficiles d’accès, y compris avant la saison des pluies. Un plaidoyer ciblé sera mené auprès des bailleurs afin d’obtenir la flexibilité nécessaire pour le financement de ces pré-positionnements malgré les gaps persistants. Ce dispositif devra également permettre un redéploiement flexible des stocks en fonction de l’évolution des besoins, sur la base d’une justification dûment validée par l’EHP.

Planification tenant compte des risques

En 2026, la planification fondée sur les risques au Burkina Faso s’appuie sur les acquis du Plan de réponse humanitaire 2025, les mécanismes de coordination inter‑cluster, les dispositifs nationaux et locaux de gestion des risques, ainsi que sur le groupe technique de travail sur l’action anticipatoire.

Dans un contexte d’insécurité persistante et de chocs climatiques récurrents (inondations, sécheresse), les autorités et leurs partenaires ont adopté plusieurs cadres structurants : le Plan national multirisque de préparation et de réponse aux catastrophes et crises humanitaires 2024‑2026, le Plan national d’action anticipatoire pour les inondations (mis à jour annuellement), ainsi que le processus d’élaboration d’une Stratégie nationale d’action anticipatoire lancé en novembre 2025. Parallèlement, une étude d’impact de la sécheresse sur la sécurité alimentaire a été engagée, tandis que le cadre d’action anticipatoire pour la sécheresse, validé en 2022, a été révisé en 2025.

Ces initiatives traduisent une volonté commune de passer d’une approche réactive à une approche anticipative, afin de réduire l’impact des chocs climatiques et sécuritaires sur les populations les plus vulnérables, mais aussi de réduire le coût de la réponse. Elles visent à mieux protéger les vies, les moyens d’existence et à limiter l’augmentation des besoins humanitaires.

Pour 2026, les priorités des risques saisonniers portent sur les mécanismes d’anticipation des chocs climatiques, le renforcement des systèmes de surveillance, l’amélioration des capacités RRM et la protection des groupes les plus à risque — femmes, enfants, personnes âgées et personnes handicapées — afin de réduire les délais de réponse et renforcer la résilience.

Transition

Le HNRP 2025 a été marqué par un très faible financement global (33,1 pour cent au 31 décembre 2025), impactant sur la capacité à couvrir les besoins de l’ensemble des personnes ciblées. Seulement 39 pour cent de celles-ci ont été atteintes au troisième trimestre. Ce résultat ne signifie pas une amélioration de la situation humanitaire, mais est essentiellement lié à l’exigence d’une priorisation du type d’activités et des personnes les plus vulnérables, et tenant compte des capacités opérationnelles réelles des partenaires humanitaires.

Selon les orientations de l’EHP, la stratégie de prise en charge des personnes non ciblées par le HNRP 2026 va nécessiter une collaboration avec les partenaires de développement afin d’assurer une assistance plus adaptée au relèvement, notamment pour renforcer leur autonomisation et les insérer dans les programmes nationaux existants. Dans cette perspective, les autorités nationales recommandent fortement aux partenaires de soutenir les programmes structurants pour les PDI, les retournées et les personnes non déplacées vulnérables afin de les sortir de la dépendance de l’assistance.

La stratégie de sortie s’aligne sur le Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD), la Stratégie nationale de relèvement des personnes déplacées internes et des communautés d’accueil (SNR-PDICA), le programme Offensive Agricole, l’opérationnalisation en cours du Registre social unique (RSU) des ménages et personnes en situation de pauvreté et de vulnérabilité, ainsi que le Programme national d‘appui à l’autonomisation des ménages pauvres et vulnérables au Burkina Faso (PAMPV) qui constituent des référentiels pour les interventions autour de la résilience des populations vulnérables dont celles affectées par la crise humanitaire.

Dans l’esprit d’une complémentarité des actions face à la complexité et la diversité des besoins ainsi qu’à la nécessaire distinction entre besoins humanitaires et structurels, il est alors crucial que là où l’humanitaire s’arrête, les programmes de filets sociaux et de résilience prennent le relais.


References

  1. SPONG. Baromètre de la localisation au Burkina Faso, 2024-2025.
  2. « Humanitarian reset » : initiative lancée par l'ONU et le secteur humanitaire pour repenser fondamentalement l'action humanitaire face à des besoins records, des financements insuffisants et des violations persistantes du droit international.