Burkina Faso - Besoins Humanitaires et Plan de Réponse des Partenaires / Partie 4: Réfugié Plan d'intervention

4.1 Réponse réfugiés

Personnes ciblées
42k
Besoins financiers (US$)
47,2M
Réfugiés

Réfugié malienne au Burkina en apprentissage de couture.

Résumé des besoins

L’évaluation participative menée par le HCR en août-septembre 2024, bien qu’elle n’ait pas pu couvrir l’ensemble des principales zones d’installation des demandeurs d’asile et des réfugiés en raison des contraintes d’accès, demeure, en l’absence d’une évaluation en 2025, la base de planification pour 2026. Cette évaluation des besoins des demandeurs d’asile et des réfugiés est complétée par des évaluations ponctuelles et continues réalisées lors des activités de distributions de vivres, d’enregistrement continu et d’assistance individuelle de protection. Dans un contexte de mobilisation limitée des financements, conjuguée à son impact sur la qualité de l’assistance fournie et à la poursuite de l’arrivée de demandeurs d’asile potentiels non encore enregistrés, les besoins demeurent élevés dans les secteurs de la protection, de la protection contre les VBG, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la santé et de l’autonomisation.

Objectifs

En 2026, la cible du multi secteur est de 41 979 réfugiés et demandeurs d’asile installés principalement dans les régions du Liptako et du Soum (28 232). L’objectif spécifique de la réponse consiste en la fourniture d’une assistance d’urgence multisectorielle nécessaire à la survie de 42 000 réfugiés et demandeurs d’asile dans les localités d’accueil.

Stratégie de Réponse

En 2026, le multi secteurs réfugiés va poursuivre sa dynamique d’intervention fondée sur la protection et la recherche de solutions durables et consolidera les acquis de sa réponse avec un renforcement de la programmation durable en se basant principalement sur les structures locales et les organisations à base communautaire.

Les activités de protection se poursuivront avec les activités destinées à faciliter l’accès au territoire, la formation et le plaidoyer auprès des autorités, l’enregistrement continu y compris la mise en place de processus différenciés de détermination du statut de réfugié en fonction de la population et la délivrance des documents.

Dans un contexte de situation mixte et de vulnérabilité des populations dans les zones d’accueil, les activités de coexistence pacifique continueront de tenir une place prépondérante ainsi que l’information et la sensibilisation des réfugiées sur le maintien du caractère civil et humanitaire de l’asile. Dans le cadre de ses activités de prévention, d’atténuation des risques et de réponse aux VBG, les activités de prévention et de réponse multisectorielle se poursuivront tout en atténuant des risques liés à l'exploitation et aux abus sexuels. Le leadership des femmes réfugiés et apatrides sera également renforcé par le biais des mécanismes de subvention des associations dirigées par elles, afin de favoriser leur autonomisation et leur capacitation, et contribuer ainsi à l'amélioration de la qualité de la programmation en matière de VBG.

En collaboration avec les départements sectoriels et les directions régionales en charge de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la jeunesse et de l’emploi, le multi secteur s’assurera de l’accès des réfugiés aux différents services y relatifs, au même titre que pour les PDI et les populations hôtes, et avec l’appui des Clusters EHA, Santé et Éducation. Pour le secteur de l’éducation, l’accent sera mis sur le renforcement de l’accès, de la qualité, de la transition entre les ordres d’enseignement ainsi que sur l’employabilité des apprenant.es.

La réhabilitation et/ou le renforcement des infrastructures hydrauliques existantes et des structures sanitaires de premier échelon dans les différentes localités d’accueil seront également poursuivis, de même que l’aménagement des latrines. Pour ce qui est du secteur abris, les interventions comprendront l’assistance en abris d’urgence et en abris semi-durables. Afin de contribuer à l’autosuffisance et de renforcer les moyens d’existence, l’approche intégrée alignée sur le Nexus Humanitaire–Développement–Paix se poursuivra. Cette approche ambitionne d’améliorer l’accès des réfugiés à des ressources productives (terre, eau, intrants), à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat et aux services financiers, tout en renforçant leurs compétences techniques et entrepreneuriales.

Le multi secteurs s’assurera enfin de la redevabilité envers les communautés dans ses interventions à travers les trois axes que sont la consultation et l’implication des communautés affectées dans la planification et la programmation, le retour d’information aux communautés par la mise en place de canaux de communications adaptés aux réalités des communautés concernées ainsi que la documentation sur les efforts de responsabilisation.

Pour plus de détails, se référer à la Stratégie pluriannuelle - multipartenaires 2022 – 2026 du HCR Burkina Faso accessible à ce lien.

Coût de la réponse

Pour la réponse Réfugiés, le besoin du multi secteurs s’élèvent à 47 200 199 dollars américains. Ce budget est adossé à la Stratégie pluriannuelle et multipartenaire 2022-2026 du HCR qui couvre les besoins d’urgence et les interventions structurelles en lien avec le maintien des systèmes de protection internationale, l’autonomisation des communautés et les solutions durables.

Suivi

Pour une contribution optimale du plan de réponse à l’amélioration des conditions de vie des personnes concernées, le suivi va s’inscrire dans le cadre d’un plan global de suivi évaluation à travers des outils tels que Kobocollect et ActivityInfo, ainsi qu’un suivi mensuel et trimestriel qui permettra de s’assurer que les activités sont réalisées conformément à la planification, et le cas échéant, de procéder aux ajustements nécessaires.

Coordination et partenariats

Le renforcement du Nexus Humanitaire-Développement-Paix en 2026 se poursuivra sous le leadership du Gouvernement et en collaboration avec les structures gouvernementales dans un contexte de réduction des financements avec un renforcement de la participation des organisations dirigées par les réfugiés.