Résumé des besoins
En 2025, les besoins CCCM restent élevés malgré l’absence d’inondations majeures. L’insécurité dans la province du Lac, l’afflux de réfugiés et de retournés du Soudan à l’Est et la faiblesse des capacités locales maintiennent une forte pression sur les sites et communautés hôtes. Les populations déplacées vivent dans des conditions précaires avec un accès limité aux services essentiels. Le PiN du secteur atteint 504 194 personnes, principalement des PDIs (131 757) et retournés (320 017), concentrées dans le Lac, Wadi Fira, Sila, Ouaddaï et Moyen-Chari, avec une sévérité de 3 à 4. Environ 52 % sont des femmes, 55 % des enfants et 15 % des personnes handicapées. Les besoins immédiats concernent la gestion et la coordination des sites, l’enregistrement, la redevabilité et le renforcement des capacités. En 2026, les besoins devraient rester stables, avec un accent sur la transformation des sites, l’autonomisation et les solutions durables.
Stratégie de réponse
En 2026, le Cluster CCCM ciblera environ 482 347 personnes dans les provinces du Lac, Wadi Fira, Ouaddaï, Sila et Moyen-Chari, en lien avec les objectifs stratégiques du HRP. La réponse visera la gestion et la coordination des sites, l’enregistrement des personnes déplacées, le renforcement des structures communautaires inclusives, ainsi que la mise en place de mécanismes de plaintes et de redevabilité. Les activités comprendront des formations, des sensibilisations, le suivi des mouvements de population et l’appui aux solutions durables (regroupement, transformation des sites, autonomisation). Le cash sera privilégié pour les retours volontaires et les activités génératrices de revenus, tandis que l’aide en nature sera utilisée pour la gestion communautaire et les besoins collectifs. Dans les zones d’accès difficile, des partenaires locaux seront mobilisés avec une supervision mobile et l’application de mesures de protection contre l’exploitation et les abus sexuels. La stratégie de sortie prévoit la fermeture progressive des sites et la collaboration avec les acteurs du développement pour la stabilisation et la résilience. Pour 2026, le Cluster CCCM s’oriente vers une transition progressive vers une coordination humanitaire dirigée nationalement, où l’action humanitaire sera principalement gérée par le gouvernement, appuyée par une forte capacité locale d’exécution et un soutien stratégique international ciblé.
Ciblage et priorisation
En 2026, le Cluster CCCM ciblera environ 482 347 personnes, dont 131 757 PDI, 320 017 retournés, 14 499 anciens PDI et 24 139 membres de communautés hôtes.
Les groupes prioritaires sont les femmes et filles (52 %), les enfants (55 %), ainsi que les personnes âgées et celles en situation de handicap (15 %). La réponse tiendra compte du genre, de l’âge et du handicap à travers des comités inclusifs (50 % de femmes), des mécanismes de plaintes accessibles et une collecte de données désagrégées. Les structures soutenues incluront les sites de déplacement, les centres de transit et les structures communautaires locales. Les zones prioritaires sont le Lac, Wadi Fira, Ouaddaï, Sila et Moyen-Chari, où la sévérité atteint les niveaux 3 à 4. Ces zones sont retenues pour la concentration des déplacés, la faisabilité opérationnelle et les synergies inter-cluster, contribuant à la transition vers une coordination nationale et au renforcement des capacités locales.
Promotion d’une programmation redevable, de qualité et inclusive
Dans la gestion des sites, la consultation communautaire est systématique à travers des focus groupes, réunions de comités (femmes, jeunes, protection, WASH, santé, éducation, énergie). Ces échanges permettent d’identifier les besoins spécifiques et d’adapter la réponse. Les mécanismes de plaintes et retours, gérés par les partenaires, assurent une communication bidirectionnelle. Le renforcement des capacités locales favorise la participation et améliore la qualité de la réponse. Le Cluster CCCM veille à la prévention des abus et à la protection des personnes vivant dans les sites. Les acteurs et structures communautaires sont formés, en lien avec le Cluster Protection, sur les comportements à adopter et les mécanismes de signalement. Des dispositifs sûrs et confidentiels permettent aux victimes de s’exprimer. Les cas sont référés vers les prestataires spécialisés, garantissant une approche centrée sur les victimes et coordonnée. La réponse CCCM intègre la diversité et l’inclusion à travers des comités équilibrés (50 % femmes) et des activités adaptées. Le Cluster favorise l’autonomisation des femmes, filles et personnes handicapées par des formations et activités génératrices de revenus (commerce, tissage, transformation alimentaire). Cette approche vise à réduire la dépendance à l’aide, renforcer la résilience et promouvoir des solutions durables pour les groupes vulnérables.
Coût de la réponse
Le coût du Cluster CCCM pour 2026 est estimé à 4,1 millions USD pour 482 347 personnes ciblées, soit 9 USD par personne. Ce budget résulte de la somme des coûts des activités prévues : gestion des sites, renforcement des capacités, mécanismes AAP/PEAS, formations et supervision mobile. Comparé à 2025 (5,5 millions USD), il enregistre une baisse d’environ 20 %, liée à la stabilisation des besoins, la réduction des sites actifs et l’absence d’inondations majeures, tout en maintenant l’appui à la transition vers une coordination nationale durable.