Résumé des besoins humanitaires pour le secteur
En 2026, 6,4 millions de personnes en Haïti ont besoin d’aide humanitaire, soit +6% par rapport à 2025, en raison de crises sécuritaires, sanitaires et climatiques. Cette hausse accentue la pression sur des chaînes logistiques fragiles, marquées par un accès limité, des capacités nationales réduites et des coûts élevés. L’analyse des lacunes et des besoins menés auprès des principales organisations humanitaires a confirmé le besoin de disposer de solutions logistiques et d’outils renforcés de gestion de l’information. Elle a également souligné l’importance d’investir dans les capacités logistiques des partenaires nationaux, notamment la DGPC et les ONG locales, pour améliorer la préparation aux urgences et la réponse.
Stratégie de réponse
La stratégie de réponse du secteur Logistique pour 2026 s’articule autour du support logistique aux réponses multisectorielles et de la résilience des chaînes d’approvisionnement en Haïti. Elle prévoit le déploiement de solutions multimodales (route, air, mer), la mise en place d’espaces de stockage communs lorsque et où cela est requis, et le développement d’outils de gestion de l’information pour améliorer la coordination et l’efficacité des opérations humanitaires.
La stratégie inclut le lancement de projets de résilience inscrits dans le cadre du Nexus, visant à renforcer les infrastructures régionales et les capacités locales. Cette approche permettra de réduire à court terme la dépendance à Port-au-Prince et de contourner les blocages d’accès, tout en consolidant à long terme le système des chaînes d’approvisionnement. L’ensemble de ces mesures, combinées à un appui ciblé aux institutions nationales comme la DGPC et les ONG locales, vise à bâtir une socle logistique résiliente, capable de répondre efficacement aux crises tout en consolidant les capacités locales et en alignant l’action humanitaire sur les objectifs de résilience et de durabilité.
Cible et priorisation
Les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre restent les plus durement touchés, avec des niveaux de besoins critiques (sévérité 4 et 5). Ces zones font face à une combinaison de crises : violences armées, déplacements massifs de population, résurgence d’épidémies telles que le choléra, et forte vulnérabilité climatique.
Face à cette situation, le secteur logistique concentrera en priorité ses appuis à ces régions afin de soutenir efficacement la réponse multisectorielle. Parallèlement, dans une logique de préparation, il accompagnera les organisations humanitaires pour le prépositionnement de stocks au plus près des communautés vulnérables à travers le pays, tout en œuvrant au renforcement des infrastructures régionales et des capacités locales, dans le but de consolider la résilience des chaînes d’approvisionnement.