Central African Republic

Besoins Humanitaires et Plan de Réponse RCA 2026 / Partie 2: Plan de réponse

2.3 Capacité opérationelle et accès

Capacité opérationnelle

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En 2025, les coupures drastiques des financements humanitaires ont entraîné la fermeture de 116 bases opérationnelles de 60 organisations humanitaires (33 ONG nationales, 24 ONG internationales et 3 agences des Nations Unies) opérant dans 13 secteurs et 43 sous-préfectures à travers le pays. Près de 50% de ces bases sont situées dans les 10 sous-préfectures qui comptent le plus grand nombre de personnes dans le besoin. Cependant, 90 organisations restent opérationnelles dans tout le pays.

En 2026, l'accent sera mis sur le renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de veille humanitaire et d'alerte précoce. Conformément à la refonte du système humanitaire, les mécanismes de coordination sont restructurés afin de mettre davantage l'accent sur le renforcement des capacités de coordination et de réponse sur le terrain, tout en garantissant la disponibilité de capacités flexibles pour faciliter une réponse rapide aux urgences.

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Contrainte d'accès:

En 2025, l'accès humanitaire se caractérise par des défis logistiques et administratifs, ainsi que par des actes de violence à l'encontre du personnel, des biens et des infrastructures humanitaires. Ces obstacles entravent la capacité des humanitaires à atteindre les personnes affectées, ainsi que la capacité de ces dernières à accéder à l’aide humanitaire. Les analyses des incidents ayant affecté les travailleurs humanitaires d’octobre 2023 à septembre 2025 indiquent une diminution progressive de l'ampleur et de l'impact des incidents (126 incidents d’octobre 2024 à septembre 2025, contre 144 pendant la période précédente). Malgré cette légère diminution du nombre total d'incidents, une augmentation des incidents de nature criminelle, ayant conduit plusieurs acteurs humanitaires à suspendre temporairement leurs activités, en particulier dans les préfectures de la Vakaga et du Haut-Mbomou, a été enregistrée.

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La dégradation continue de l'environnement physique, conjuguée à la présence d'explosifs, constitue un obstacle majeur à l'accès humanitaire. Les contraintes d'accès physique constituent l'un des plus grands défis pour l'accès humanitaire. Durant la saison des pluies, qui dure entre quatre et six mois, certaines parties du pays deviennent isolées du reste du territoire, et certaines routes ne sont accessibles qu’à moto. Malgré la réhabilitation des ponts et d’autres infrastructures par la MINUSCA et d’autres acteurs, la dégradation continue des routes et des ouvrages de franchissement ralentit ou empêche l’accès des humanitaires aux personnes dans le besoin. Les difficultés d'accès physique ont été particulièrement graves dans les préfectures de Bamingui-Bangoran, Vakaga, Ouham-Pendé et Mbomou.

Par ailleurs, la présence d’engins explosifs (surtout dans l’Ouest), exacerbe les défis d’accès physique liés à l’accès humanitaire. Entre janvier et septembre 2025, 73 incidents d’explosifs ont été signalés (contre 46 en 2024), causant 13 morts et 28 blessés, principalement des civils. Quatre incidents ont été signalés dans le sud-est en juillet, représentant une nouvelle dynamique dans cette zone. Les sessions d’éducation aux risques des engins explosifs continuent dans la zone, néanmoins, la présence des engins explosifs contribue à la perception d‘insécurité.

Afin de répondre aux problématiques d’accès, le dialogue et le cadre d’échange entre les humanitaires et les acteurs armés seront maintenus, de même que les initiatives pour la promotion des principes humanitaires, visant à préserver l’espace humanitaire et améliorer l’accès. Le maintien de l’engagement avec les acteurs civils (représentants de l’État, leaders communautaires et religieux, et partenaires) favorisera la poursuite du plaidoyer pour l’accès des humanitaires aux personnes affectées. Un accent particulier sera mis sur les interactions au niveau local, pour faciliter la conduite d’opérations humanitaires même dans les zones difficiles d’accès. Les actions de renforcement des capacités viseront les acteurs civils et militaires et favoriseront une large compréhension du travail des humanitaires et une amélioration de leur acceptation.

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