Central African Republic

Besoins Humanitaires et Plan de Réponse RCA 2026 / Partie 3: Besoins et réponses des Clusters/Secteurs

3.7 Protection globale et les domaines de responsabilité (DdR)

3.7.1 Protection globale

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3.7.2 Protection: Violence Basée sur le genre (VBG)

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3.7.3 Protection: Protection de l'enfant (PE)

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3.7.4 Protection: Lutte Anti-Mine (LAM)

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Objectifs sectoriel

OS1. Assurer la survie des populations affectées par les chocs et renforcer leur bien-être à travers l’accès à des services de protection intégrés, holistiques et inclusifs, prenant en compte les besoins spécifiques des femmes, des hommes, des enfants et des jeunes, y compris en situation de handicap. (OS1 du HNRP)

OS2. Assurer la protection des personnes affectées par la prévention de la commission de la violation des droits. (OS2 du HNRP)

SO3. Renforcer la protection des populations affectées par des chocs à travers la réduction des facteurs aggravant leur exposition aux risques, et le renforcement des mécanismes communautaires. (OS3 du HNRP).

Résumé des besoins

La sécurité s’étant améliorée dans de nombreuses localités, les efforts du gouvernement mais aussi des acteurs humanitaires ont pu avoir un impact significatif sur la situation de protection de la population. Le nombre de personnes dans le besoin a baissé de 20% passant de 1,3 M en 2025 a 1M en 2026 dans 65 sous-préfectures dont 25 sont en sévérité 4 et 40 souspréfectures en sévérité 3. Bien que de nombreuses actions de prévention et de réduction des risques de protection aient été mises en oeuvre par les acteurs, la vulnérabilité de la population et leur exposition aux risques de protection ont persisté, telles que les attaques contre les civils et les infrastructures civiles y compris les centres et postes de santé, les sites des personnes déplacées. Ces attaques ont représenté ¼ des incidents de protection documentés. Dans les préfectures du Mbomou, Haut-Mbomou et Ombella-M'Poko, la situation de discrimination et de refus de ressources à l’encontre de la communauté Peuhl reste alarmante.

En 2026, les besoins en matière de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) combinent une réponse immédiate pour protéger et accompagner les survivant.e.s, ainsi que des actions de prévention destinées à transformer durablement les comportements et les normes sociales. La couverture des services, déjà réduite de 44 % à moins de 20 % avec des suspensions dans des zones sensibles comme Alindao, Bangassou, Ngaoundaye, Taley,
Ndim, Kodi et Koui, laisse près de 393 000 personnes exposées à un risque accru de violences, en particulier les femmes et les filles victimes de viol et de violences sexuelles liées aux conflits. Cette vulnérabilité est encore aggravée par le fait que 65 sous‑préfectures dont 25 sont classées en sévérité 4 et 40 à sévérité 3, ce qui traduit une intensité élevée des besoins humanitaires et une pression considérable sur les mécanismes de protection existants. Les priorités portent donc sur l’accès rapide à des soins médicaux, un accompagnement psychosocial, une assistance juridique et des mécanismes de protection capables de limiter la stigmatisation, les troubles mentaux graves et la propagation de maladies telles que le VIH/sida.

Par ailleurs, il est indispensable de garantir une prise en charge spécialisée et centrée sur les survivantes. Les besoins incluent la gestion des cas, l’hébergement sûr, la réinsertion socio-économique, la distribution de kits de dignité et la mise en place d’espaces sécurisés, qu’ils soient statiques ou mobiles. Sur le plan préventif, l’implication des hommes et des garçons comme alliés, l’engagement des leaders communautaires et traditionnels, ainsi que le renforcement de l’activisme local sont essentiels. Enfin, des campagnes de sensibilisation ciblées et des activités de changement de comportement doivent contribuer à instaurer des normes sociales protectrices et respectueuses des droits des femmes et des filles.

En ce qui concerne la protection de l’enfant, environ 537 806 enfants auront besoin d’une assistance humanitaire en raison de leur exposition persistante à de graves violations de leurs droits, aux déplacements et à un accès limité aux services essentiels. Le rapport du Secrétaire général de 2025 fait état d’une augmentation de 77 % des violations graves vérifiées (733 incidents) et d’une hausse de 108 % du nombre d’enfants victimes (479) par rapport à 2023. Cette forte augmentation s’explique par des hausses significatives du recrutement et de l’utilisation (de 103 à 331 cas), des meurtres et mutilations (de 44 à 103 cas), des violences sexuelles (de 76 à 114 cas), ainsi que par 608 cas vérifiés tardivement provenant des années précédentes.

La gravité de la crise a été davantage mise en évidence par un rapport conjoint du HCDH et de la MINUSCA, publié en mars 2025, qui a documenté 147 violations dans le seul Mbomou, y compris des exécutions extrajudiciaires. Entre la mi-2024 et juillet 2025, 880 enfants (500 garçons et 380 filles) associés à des groupes armés ont été identifiés en vue de leur réintégration dans des zones prioritaires, notamment le Haut-Mbomou ; la Kémo (Ndjoukou) ; la Basse-Kotto (Alindao, Zanghaba, Mangala) ; la Vakaga (Birao) ; le Mbomou ; la Haute-Kotto (Ouadda, Bria) ; l’Ouaka ; l’Ouham ; et le Bamingui-Bangoran (Ndélé).

À la suite des réengagements liés à l’accord de paix, des groupes armés ont soumis des listes de 245 enfants (dont 18 filles) provenant de Sangre Lim, Koui, Maaloum, Ippy, Grimari, Samoundja, Pombolo, Nzacko, Kette-Sido, Zangba, Kouki et Mboki, ainsi que des signalements concernant 218 enfants à Sikikédé. Cette situation met en évidence la nécessité urgente d’un appui immédiat au relèvement et à la réintégration, ainsi que d’efforts coordonnés intersectoriels et inter-agences afin de garantir une réintégration sûre et durable.

La situation des engins explosifs demeure préoccupante avec 55 incidents et 29 victimes enregistrés de janvier à septembre 2025. Bien que cela représente une réduction comparée à la même période en 2024, où il y a eu 74 incidents et 41 victimes, la situation demeure un risque pour les civils et un obstacle à l'accès humanitaire. Cette amélioration est due aux efforts de prévention grâce aux activités de sensibilisation, de liaison communautaire et de collecte de données menées par le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) et ses partenaires. Aux besoins d’éducation aux risques s’ajoute le besoin d’enquête non technique pour connaître l’ampleur de la contamination par des engins explosifs, ainsi que l’assistance aux victimes.

Stratégie de réponse

En 2026, en marge des activités de prévention, les réponses de protection seront prioritairement centrées sur les personnes victimes/survivants de violations des droits et incidents de protection du fait des violences armées, des déplacements forcés et des catastrophes naturelles. Le monitoring de protection ainsi que le déploiement d’équipes mobiles de protection intégrée assureront un suivi continu de la situation de protection mais aussi une évaluation rapide des besoins de protection pour répondre aux besoins urgents. En outre, les acteurs de protection contribueront à renforcer l’environnement protecteur à travers la prévention, en réduisant les facteurs aggravant la vulnérabilité et l’exposition aux risques. Ces interventions de protection comprendront le renforcement des capacités, les sensibilisations et le plaidoyer en vue d’améliorer de manière continue la qualité de la réponse délivrée.

Stratégie VBG : Dans le cadre de la réponse, une attention particulière sera accordée à la prise en charge spécialisée des survivantes de VBG et de VSLC. Les acteurs engagés dans la lutte contre la VBG concentreront leurs efforts sur des interventions prioritaires telles que la gestion des cas, le soutien psychosocial, l’assistance médicale, l’aide juridique, la sûreté et la sécurité, l’hébergement sûr, ainsi que la réinsertion socio-économique. Ces actions incluront également des activités de renforcement des compétences de vie courante pour les femmes et les filles, la mise en place d’espaces sûrs et sécurisés, la distribution de kits de dignité et des mécanismes de référence efficaces pour les survivantes. À travers une approche centrée sur les survivants, les intervenants utiliseront des espaces sûrs statiques et mobiles afin de garantir l’accès à des services de première ligne.

Les interventions prioritaires pour la prévention primaire et secondaire de la VBG comprendront le travail avec les hommes et les garçons comme alliés des femmes dans la lutte contre la VBG, l’engagement des leaders et des chefs traditionnels nourri par les priorités identifiées par les femmes et les filles, ainsi que le renforcement de l’activisme communautaire. Elles incluront également des séances en petits groupes pour informer sur les services disponibles et le circuit de référencement, ainsi que des campagnes et activités éducatives portant sur la VBG et la PSEA. Cette priorité stratégique vise à instaurer des approches favorisant un changement positif de comportement au sein des communautés, l’adoption d’attitudes respectueuses et la promotion de normes socio‑culturelles protectrices des droits des femmes et des filles.

Réponse Protection de l’enfant : Des services de protection de l’enfance individuels, sûrs et équitables seront fournis aux enfants affectés par les conflits armés et autres situations humanitaires, sur la base des besoins évalués. La priorité sera accordée aux groupes les plus vulnérables, notamment les enfants non accompagnés et séparés (ENAS), les enfants sortis des forces et groupes armés (EAFGA), ainsi que les survivant(e)s de violences sexuelles. Les interventions clés incluront les activités de prévention, les premiers secours psychologiques (PSP), la gestion de cas humanitaire, l’assistance individuelle de protection (AIP) et le référencement vers les services médicaux, juridiques et éducatifs.

Pour garantir la qualité et la durabilité de la réponse, des efforts ciblés viseront le renforcement systémique, notamment par l'amélioration des capacités de gestion de cas et des systèmes d'information. Au niveau politique, l’accent sera mis sur la promotion et l’application du Protocole de remise (Handover Protocol) pour assurer le transfert sécurisé des enfants des forces et groupes armés vers les autorités civiles.

Parallèlement, la résilience communautaire et la cohésion sociale seront renforcées via l'établissement et l'autonomisation des structures communautaires de protection (telles que les RECOPE). La stratégie soutiendra une réintégration communautaire multisectorielle, mobilisant l’ensemble des secteurs au-delà de la seule protection pour pérenniser les acquis. En outre, la santé mentale et le soutien psychosocial (SMSPS) seront intégrés de manière transversale dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la sécurité et du social, tandis qu'un appui global sera fourni aux familles pour garantir une prise en charge holistique.

Localisation : les acteurs contribueront également à la mise en place/mise à jour de la cartographie des acteurs nationaux et locaux ainsi que les structures étatiques dans leurs zones d’intervention. Les renforcements de capacités prévus bénéficieront à ces structures afin de se former et s’outiller pour prendre plus de responsabilités dans les évaluations de besoins et la fourniture de la réponse au niveau communautaire. La coordination du Cluster Protection soutiendra le plaidoyer auprès des organisations internationales afin d’organiser des séances d’échanges d’expériences pouvant aboutir à des transferts de compétences techniques.

Un accent sera aussi mis sur la collaboration avec les acteurs de développement de manière à assurer un appui efficace aux initiatives du gouvernement et rechercher dans le même temps une complémentarité des réponses de développement avec les réponses de protection en faveur des personnes affectées. La coordination et les membres du Cluster Protection en 2026 s’attelleront à renseigner la cartographie locale des acteurs et projets de développement dans les zones d’intervention respectives. Basée sur cette cartographie, la coordination nationale engagera auprès de l’EHP et de la plateforme de solutions durables, des plaidoyers afin que des évaluations comparatives soient organisées dans les zones de convergence des deux blocs d’acteurs, pour identifier les besoins et faire un ciblage qui aboutira à une réponse complémentaire à apporter. Un mécanisme de suivi pourra être mis en place, impulsé par l’EHP.

Ciblage et priorisation

En 2025, la réduction des financements humanitaires a eu un impact négatif sur les réponses de protection. Sept programmes de protection ont été fermés. En conséquence, 207 000 personnes déjà ciblées en 2025 ne recevront pas d’assistance et leur vulnérabilité se sera accentuée en 2026. Les nombreux conflits et autres violences qui ont eu lieu en 2025 ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, créant ainsi de nouveaux besoins.

Tenant compte de ces défis, le ciblage pour 2026 a pris en compte les questions liées à l’accès physique et sécuritaire, les réponses apportées en 2025, la présence de partenaires opérationnels dans les sous-préfectures, et plus important, les priorités des besoins identifiés par les communautés pendant les consultations communautaires. Ainsi, dans les sous-préfectures à sévérité 3 et 4, le cluster protection a ciblé 507 000 personnes parmi les 1,3 million de personnes dans le besoin comprenant les personnes déplacées, les retournés et les populations hôtes.

Promotion d’une programmation redevable, de qualité et inclusive

Le Cluster Protection s’emploiera au plaidoyer et à des actions pour l’intégration des principes de protection dans les programmations des autres secteurs, afin d’assurer l’accès significatif à l’aide humanitaire, dans la sécurité et la dignité, pour les personnes dans le besoin. La collaboration et la synergie avec les autres secteurs tels que la santé, l'Éducation, le WASH, la nutrition, la sécurité alimentaires et le CCCM seront renforcées afin d’améliorer la mise en œuvre des plans de mitigation des risques de protection. Le cluster assurera aussi l’intégration des questions spécifiques sur le handicap dans les outils d’évaluation de besoins et plaidera pour le financement des sessions de formation sur l’inclusion du handicap et la communication adaptée en faveur des acteurs.

En 2026, basé sur les directives du GT AAP, le Cluster Protection soutiendra les acteurs membres dans l’intégration de la redevabilité et la communication avec les communautés dans leur cycle de programmation, à travers les étapes d’analyses des besoins, la conception des projets et les modalités de mise en œuvre.

La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) repose sur une approche multisectorielle indispensable. Le secteur de la santé garantit un accès rapide et de qualité aux soins médicaux, appuyé par des plans de mitigation des risques de VBG qui devront être révisés et renforcés en 2026 pour une meilleure mise en œuvre. L’éducation joue un rôle clé en sensibilisant les communautés, en créant des espaces sûrs pour les enfants et en réduisant les risques en milieu scolaire. De leur côté, les secteurs de la sécurité alimentaire et de l’EHA contribuent à la protection en intégrant des mesures de sécurité dans les infrastructures, limitant ainsi l’exposition des femmes et des filles aux violences. Ces deux secteurs disposent également de plans de mitigation des risques de VBG qui nécessitent une actualisation en 2026 afin d’assurer une application plus efficace. Une coordination étroite entre la protection, la santé, l’éducation, les abris, la sécurité alimentaire et l’EHA permet de bâtir une réponse humanitaire cohérente et intégrée. Cette approche place la dignité des survivantes au cœur des interventions et transforme la lutte contre les VBG en une véritable stratégie globale de protection en RCA, capable de restaurer la sécurité et de promouvoir la résilience des populations les plus vulnérables.

En cohérence avec le pilier 4 des Standards minimums de protection de l’enfant, la protection de l’enfance travaillera en étroite synergie avec les secteurs nutrition, santé, EHA, éducation, sécurité alimentaire, abris et CCCM afin de garantir une prise en charge holistique des besoins des enfants. Cela se traduit par des mécanismes de référencement bidirectionnels entre protection de l’enfant et les autres secteurs, une programmation conjointe (par exemple, l’orientation des enfants malnutris vers les équipes nutrition, ou ceux non scolarisées vers les acteurs de l’éducation ; les liens renforcés entre EHA et protection pour la mise en place des latrines accessibles aux enfants et adaptées à leurs besoins ou encore la réalisation des audits de sécurité pour réduire les risques de violences, etc.). La multisectorialité reste essentielle pour assurer une réintégration de qualité et durable des enfants vérifiés associés aux forces et groupes armés. L’échange régulier d’informations, le développement d’outils communs et la définition d’objectifs partagés entre la protection et les autres secteurs sont essentiels pour renforcer l’environnement protecteur des enfants et assurer une réponse intégrée, cohérente et centrée sur la sécurité, la dignité et l’intérêt supérieur de l’enfant.

La lutte antimines nécessite l’apport et la collaboration de plusieurs partenaires à différents niveaux. Les échanges d'informations sur la contamination et son évolution permettront aux différents acteurs de conduire leurs activités en toute sécurité et de prendre des mesures appropriées concernant certaines zones à risque.

Le renforcement des capacités des organisations nationales et des acteurs locaux est essentiel pour élargir la couverture des activités de lutte antimines. La collaboration avec les membres de la protection qui souhaitent recevoir une formation à l'éducation aux risques liés aux engins explosifs, ainsi que l’échange d’informations et de données sur différentes sensibilisations menées par les acteurs de la protection, peuvent améliorer l’efficacité des actions et mieux protéger les populations vulnérables. L’accès à certaines zones étant difficile, notamment pour des acteurs internationaux, en raison des contraintes sécuritaires et logistiques, les acteurs locaux de protection pourraient élargir le champ d’action de certaines activités et toucher des populations moins accessibles.

Collectivement, ces actions renforcent la prévention et la réduction des risques de protection en améliorant l’accès aux services essentiels et complémentaires. Cette approche placera la sécurité et la dignité des populations affectées au cœur des interventions et de la réponse de protection.

Le suivi de la réponse de protection sera assuré par le cluster protection sur une base trimestrielle à travers la cartographie de la présence opérationnelle des acteurs et des missions ponctuelles de suivi dans les localités de mise en œuvre de la réponse.

Coût de la réponse

Pour le HNRP 2026, le coût total de la réponse de protection qui inclut celui de la réponse de protection de l’enfant, VBG et la lutte anti-mines est estimé à 33 310 026 $. Les problèmes d’accès physique aux nombreuses zones d’intervention humanitaire ont eu des répercussions sur le prix des matériaux et des services. Ainsi, le coût des projets communautaires est passé de 20 000 à 27 500 $ afin de pouvoir couvrir les coûts opérationnels élevés du fait de la rareté des matériaux et plus important, pour rendre un livrable de qualité à la population bénéficiaire. Les coûts d’appui technique et matériels aux structures communautaires ont aussi été harmonisés à 1 500 $ pour offrir la possibilité aux structures d’être autonomes dans la mise en œuvre des activités de protection.

La réponse protection assurera la réduction des vulnérabilités des populations à travers l’assistance individuelle de protection dont les coûts ont été alignés au paquet minimum des dépenses de protection. L’assistance au logement, terre et biens viendra compléter l’appui légal apporté aux personnes/ménages victimes d’expropriation, occupation et vente illégale de biens.

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Bambari/Préfecture de la OUAKA Engins explosifs découverts. PHOTO: UNMAS

Chaque jour, nos communautés vivent dans la peur des engins explosifs qui tuent, blessent et entravent nos déplacements. Ils nous empêchent d'accéder à nos terres agricoles et d'emprunter les routes de transhumance traditionnelles. Nos terres sont toujours là et disponibles, mais elles ne sont pas sûres. Nous demandons instamment que notre région soit déminée afin que la vie, les moyens de subsistance et la paix puissent revenir à Bocaranga ‘’. Un chef communautaire à Bocaranga