Tumaini Nyandu, 39 ans, et sa famille sont retournés dans leur concession à Sake après avoir fui le conflit. Ils vivent désormais dans un abri en bâche installé à l’emplacement de leur maison, détruite pendant la guerre OCHA/Francis Mwenze
En 2025, comme l’année précédente, la communauté humanitaire en RDC a estimé le nombre de personnes dans le besoin sur la base de trois types de chocs : conflits, aléas climatiques et épidémies. L’analyse a toutefois couvert moins de zones de santé qu’en 2024 : 228 contre 332.
Cette réduction s’explique par plusieurs facteurs tels que : 1) l’exclusion de l’épidémie de mpox comme choc sanitaire ; 2) la réduction de l’analyse historique des conflits et des aléas climatiques de cinq à trois ans, 3) l’ajout de seulement 20 zones de santé supplémentaires en raison de la forte prévalence de malnutrition, d’insécurité alimentaire et de l’épidémie d’Ebola, contre 79 zones ajoutées l’année précédente ; et 4) la prise en compte exclusive des populations réfugiées dans les zones qui les accueillent. Le document complémentaire détaillant la portée de l’analyse est consultable ici.
Catastrophe naturelle
Conflits armés et intercommunautaires
Epidémie et fragilité
En 2025, 14,9 millions de personnes, dont 513 000 réfugiés, ont été identifiées comme nécessitant une réponse humanitaire, selon la méthodologie du Cadre d’analyse intersectorielle conjointe (JIAF) 2.0. Il s’agit d’une baisse de 30 % par rapport à l’année précédente. Cette diminution s’explique par deux facteurs principaux : 1) la réduction de la portée de l’analyse, expliquée précédemment ; et 2) le changement dans la méthodologie de calcul des personnes dans le besoin (PIN).
Contrairement à l’année dernière et conformément aux directives globales, le PIN a été estimé uniquement dans les zones présentant une sévérité intersectorielle de 3 ou plus (3+) parmi les 228 zones de santé retenues dans l’analyse. Ainsi, pour le plan de réponse de 2026, le PIN a été calculé pour 175 zones de santé, correspondant aux zones de sévérité intersectorielle 3+, contre 332 zones incluses dans l’analyse du plan de 2025. Cette baisse du PIN ne doit donc pas être interprétée comme une amélioration de la situation. En effet, si l’on compare les PIN de 2024 (15,1 M) et ceux de 2025 (14,9 M) uniquement dans les 175 zones de santé en sévérité 3+, la diminution du PIN est de seulement 1 %.
Par ailleurs, plus de 3,4 millions de personnes dans le besoin n’ont pas été intégrées dans le calcul du PIN global. Elles vivent dans des zones touchées par au moins un choc, mais dont la sévérité intersectorielle reste inférieure à 3. Cependant, elles présentent des besoins humanitaires avérés dans certains secteurs. Ces personnes sont réparties dans 53 zones de santé incluses dans l’analyse, mais ne figurent pas dans le total des personnes dans le besoin du plan de réponse.
Priorités, préférences et capacités des communautés affectées
Sur la base des évaluations menées en 2025, les priorités exprimées par les populations concernent d’abord la nourriture et l’eau, puis le logement et l’abri, et enfin l’accès aux soins de santé. En période d’accalmie, les moyens d’existence et les activités génératrices de revenus ou d’opportunités d’emploi figurent parmi les priorités « top » pour les personnes affectées. Ces priorités varient selon les contextes de crise et leur durée, comme le montre le travail mené par Ground Truth Solutions (GTS) au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ainsi, la sécurité/protection est une priorité Mweso (Nord-Kivu) marqué par un environnement très volatile alors qu’à Minova (Sud-Kivu), la nourriture et les moyens de subsistance (champs) restent au premier plan1. En Ituri, où les sites de déplacés internes sont nombreux, la nourriture et l’eau arrivent en tête, suivies des services de santé et de l’éducation.
Les transferts monétaires sont largement privilégiés, notamment le cash. À Minova, 83 % des personnes interrogées les préféraient à d’autres formes d’aide, suivies de la nourriture et de l’eau (43%) (GTS).
Les canaux de communication préférés sont les échanges en face‑à‑face, les réunions communautaires, la radio et les affiches. Les boîtes à suggestions et les lignes vertes sont moins appréciées. En termes d’interactions, les femmes préfèrent les face-à-face avec un personnel humanitaire ou un agent communautaire connu ou les focus-groupes. Les lignes vertes sont majoritairement utilisées par des hommes (99 % pour la ligne inter-agences). Au niveau communautaire, les leaders locaux, AVEC, comités de paix et structures religieuses contribuent à maintenir la cohésion sociale, surtout là où les retours et déplacements sont nombreux.
Les crises humanitaires en RDC étant prolongées et dynamiques, les communautés y sont souvent confrontées et de nombreuses personnes ont subi plusieurs déplacements forcés au cours de leur vie. Ainsi, dans les zones peu couvertes par l’aide humanitaire, des mécanismes de solidarité locale, familles d’accueil, communautés hôtes, structures religieuses, prennent le relais. Mais ces systèmes peuvent être rapidement débordés par l’ampleur des besoins, générant parfois des tensions.
Perspectives et risques humanitaires
En 2026, la RDC restera confrontée à des risques humanitaires majeurs qui alimentent l’une des crises les plus complexes et prolongées au monde. Ces risques, résultant de dynamiques sécuritaires, socio-économiques, sanitaires, environnementales et institutionnelles, se renforcent mutuellement et touchent des millions de personnes dans un contexte de ressources limitées et d’accès humanitaire restreint.
Le risque sécuritaire reste le principal moteur des besoins humanitaires en RDC. Dans l’Est, la persistance des affrontements entraînera des déplacements massifs, la perte de moyens d’existence et une exposition continue des civils à des violations graves, notamment aux violences sexuelles liées au conflit. Plus de 5,35 millions de personnes étaient déjà déplacées en 2025, un chiffre susceptible d’augmenter.
La militarisation des zones frontalières accroît les risques d’incidents transfrontaliers (en particulier avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi) et la régionalisation du conflit, affectant les flux de réfugiés, le commerce transfrontalier et la stabilité du bassin des Grands Lacs.
Dans ce contexte, la résurgence et l’expansion des groupes armés perturbent les principaux axes routiers, les zones urbaines et sites miniers, compromettant l’accès humanitaire, l’acheminement des biens essentiels et le fonctionnement des écoles et structures de santé. La dégradation continue du climat de sécurité, combinée aux discours de haine et à la fragmentation des chaînes de commandement locales, pourrait accentuer les risques d’attaques ciblant les civils, les populations déplacées, les personnels et actifs humanitaires. Le retrait de la MONUSCO dans certaines zones et la réorganisation de la présence internationale créent, à court terme, un risque de “vide sécuritaire” dans certaines zones si les capacités nationales ne sont pas renforcées de manière concomitante. Sans avancée tangible des processus de Luanda et de Nairobi, et sans désarmement effectif des groupes armés, la probabilité d’une détérioration rapide du contexte sécuritaire et d’un basculement vers un scénario de régionalisation accrue restera élevée au cours de 2026.
Les risques climatiques et environnementaux s’intensifient. Inondations récurrentes, érosion, coulées de boue, montée du niveau de certains lacs et épisodes de pluie extrême menacent fortement les zones urbaines et rurales. En 2026, l’intensification possible du phénomène El Niño et la variabilité climatique pourraient endommager des infrastructures inadaptées, inonder des terres agricoles et entraîner de lourdes pertes de récoltes, aggravant une insécurité alimentaire déjà critique. Les risques volcaniques autour du Nyiragongo et du Nyamuragira demeurent élevés, avec une activité sismique pouvant provoquer des éruptions soudaines dans des zones densément peuplées. Enfin, la déforestation rapide dans plusieurs provinces, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et à l’Ituri, fragilise les pentes augmente les glissements de terrain et réduit la capacité naturelle des forêts à protéger les sols face aux pluies extrêmes.
Les risques sanitaires restent majeurs. Les épidémies de rougeole, choléra, paludisme, Ebola et mpox se répètent dans un système de santé affaibli, caractérisé par une faible couverture vaccinale, des ruptures de médicaments et une surveillance épidémiologique insuffisante. En 2026, l’urbanisation non planifiée, la précarité de l’assainissement et les déplacements massifs continueront de favoriser de nouvelles flambées épidémiques. Le choléra, en particulier, reste étroitement lié aux inondations et au manque d’accès à l’eau potable.
Les risques socio-économiques restent profondément liés à l’insécurité et aux besoins humanitaires. La RDC demeure l’un des pays les plus pauvres au monde, avec environ 73,5 % de la population vivant avec moins de 2,15 dollars par jour en 2024, malgré une croissance tirée par le secteur minier d’après la Banque mondiale.
En parallèle, 26,6 millions de personnes se trouvent en insécurité alimentaire aiguë (IPC 3+ projeté pour la période janvier-juin 2026) au niveau national, dont une forte concentration dans les provinces de l’Est affectées par le conflit. Dans les zones urbaines comme Goma, la désorganisation des circuits d’approvisionnement, la fermeture d’axes routiers et la perte de revenus entraînent des hausses de prix de 18 % à 160 % sur de très courtes périodes, réduisant la consommation des ménages les plus pauvres.
À l’échelle macroéconomique, la dépendance aux exportations minières expose le pays aux chocs de prix internationaux, tandis que l’insécurité dans l’Est réduit la production, la collecte des recettes et les investissements privés. L’inflation, projetée à plus de 8,5 % en 2025, bien qu’en décrue graduelle, continue d’éroder le pouvoir d’achat, en particulier pour les ménages urbains et périurbains sans protection sociale formelle. La destruction d’infrastructures (routes, marchés, entrepôts), la fermeture d’écoles et de structures de santé et la saturation des services publics dans les zones d’accueil des déplacés dégradent le capital humain et productif, pesant durablement sur la croissance.
La forte contraction des financements humanitaires, illustrée par le très faible niveau de financement du plan de réponse 2025 (environ 24 %) et par les réductions annoncées de plusieurs bailleurs majeurs, accroît le risque d’un “effet ciseau” entre besoins croissants et ressources disponibles. Sans la diversification de l’économie, le renforcement de la protection sociale et la stabilisation sécuritaire dans l’Est, la combinaison de pauvreté chronique, d’emplois précaires et de hausse des prix pourrait alimenter des tensions sociales, une augmentation des mécanismes d’adaptation négatifs (travail des enfants, endettement, ventes d’actifs productifs) et une dépendance accrue à l’assistance humanitaire en 2026 et au-delà.
Le risque opérationnel reste élevé et pourrait s’intensifier en 2026, surtout dans l’Est. Les restrictions d’accès liées à l’insécurité, aux lignes de front, aux barrages illégaux et à la criminalité routière freinent les déplacements des équipes, allongent les délais et augmentent les coûts logistiques. La fermeture ponctuelle d’aéroports clés – comme celui de Goma – et la dépendance à quelques couloirs transfrontaliers (par ex. Gisenyi–Goma) fragilisent la chaîne d’approvisionnement humanitaire (ruptures, goulots douaniers, taxation informelle).
Dans plusieurs zones, l’accès humanitaire repose sur des arrangements ad hoc avec des groupes qui contrôlent ces zones, ce qui accroît la volatilité des conditions d’accès et impose des négociations continues.
Des risques institutionnels et financiers importants s’ajoutent à ces contraintes physiques et sécuritaires: procédures administratives complexes et lentes, difficultés de délivrance de visas et d’autorisations de mouvement, capacités de stockage limitées et systèmes d’information insuffisants dans certaines zones. Le sous-financement chronique du plan de réponse, la suspension ou la réduction de financements et la perspective de ruptures de pipeline (notamment pour l’assistance alimentaire) imposent une hyper-priorisation, avec le risque de laisser des zones et des groupes vulnérables sans assistance minimale. Dans un contexte de multiplication des acteurs (ONG internationales, ONG nationales, initiatives locales, acteurs religieux, autorités traditionnelles), une coordination insuffisamment dotée en ressources humaines et en capacités analytiques constitue elle-même un facteur de risque pour l’efficacité, la cohérence et la redevabilité de la réponse humanitaire. Renforcer les mécanismes inter‑cluster, les dispositifs d’anticipation et de suivi des risques, ainsi que les capacités locales d’implémentation sera déterminant pour contenir ce risque opérationnel en 2026.
Accès humanitaire
En 2025, le plan de réponse humanitaire dans l’Est du pays a été fortement entravé par l’insécurité, les opérations militaires, les restrictions administratives, la fermeture des aéroports de Goma et de Kavumu, la suspension des services bancaires à Goma et Bukavu, ainsi que la dégradation continue des routes. À ces contraintes s’ajoutent des perceptions négatives croissantes de l’aide au sein des communautés — jugée insuffisante, inéquitable ou mal ciblée — qui alimentent frustrations, rumeurs et tensions autour des critères de sélection. Cela accroît les risques de contestation, de refus d’accès et d’incidents visant le personnel humanitaire, les infrastructures ou les convois.
Cette dégradation de la perception réduit l’acceptation des acteurs humanitaires, surtout dans les zones peu couvertes par l’assistance, où le sentiment d’abandon est plus marqué et où les attentes dépassent souvent les capacités réelles de réponse. Elle accroît également la pression sur les partenaires locaux — stigmatisation, menaces, ingérences — et complique le dialogue communautaire, nécessitant des efforts renforcés de communication, de redevabilité et d’engagement avec les leaders locaux.
Les contraintes liées en particulier à l’insécurité, la conduite d’opérations militaires, la perception des organisations humanitaires et l’accès physique affectent également les opérations conduites dans le Grand Bandundu.
Par ailleurs, certains besoins humanitaires sont souvent ignorés ou sous-estimés par les autorités locales et les groupes armés, ce qui entrave la mise en œuvre de projets essentiels, notamment en matière de protection, de lutte contre les VBG et des droits humains.
Dans certaines zones du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu, l’administration parallèle de l’AFC/M23 complique l’environnement administratif et politique dans lequel opèrent les organisations humanitaires, rendant encore plus nécessaire la reconnaissance, par l’ensemble des parties et acteurs armés, du caractère neutre et impartial de ces organisations.
Dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23, les acteurs humanitaires font face à des contrôles des mouvements et des activités, à des taxes et frais administratifs normalement dus au gouvernement, ainsi qu’à des contrôles et documents de circulation incompatibles avec la législation nationale. Au vu des évolutions observées en 2024‑2025, ce cadre risque de se durcir en 2026, générant des obstacles et des coûts additionnels dans une large partie de l’Est.
L’analyse de la sévérité d’accès (Ituri, Nord‑Kivu, Sud‑Kivu, Tanganyika) pour le troisième trimestre 2025 montre que l’ensemble des organisations humanitaires (ONGI, ONGN et agences de Nations Unies) jugent les contraintes d’accès comme sévères (activités quasiment impossibles) dans cinq zones de santé : Nizi en Ituri, Manguredjipa au Nord-Kivu, et pour le deuxième trimestre consécutif Hauts Plateaux, Itombwe et Minembwe au Sud-Kivu. Selon le plan de réponse 2025, 217 000 personnes dans le besoin vivent dans ces cinq zones de santé. Les contraintes d’accès sont considérées comme élevées dans 38 des 110 autres zones de santé (4,46 millions de personnes dans le besoin) et faibles dans seulement 18 zones de santé.
Agences de nations unies
ONG Internationales
ONG Nationale
PIN dans les zones avec sévérité d'accès
626 incidents de sécurité affectant les organisations humanitaires, principalement les ONG nationales et internationales, ont été enregistrés entre janvier et décembre 2025 en Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tanganyika et Maniema. Le Nord-Kivu a été la province la plus touchée, avec 290 incidents, suivie du Sud-Kivu (177 incidents), de l’Ituri (89 incidents) du Tanganyika et Maniema (48 incidents chacune). Parmi ces incidents, 40 enlèvements et 13 décès parmi les travailleurs humanitaires ont été signalés, ce qui représente une hausse par rapport à 2024, soulignant les risques accrus liés à ces défis.
Afin de faire face à ces contraintes et préserver ou étendre l’espace humanitaire dans le pays, la communauté humanitaire devra en 2026 renforcer la négociation d’accès humanitaire aux niveaux provincial avec les Forums Accès, et national avec le Groupe de Travail Accès Humanitaire qui soutient et conseille l’Équipe Humanitaire de Pays (EHP). Il sera important également de développer des synergies avec les forums de coordination sectoriels/thématiques.
Une attention particulière devra être accordée à l’intégration effective des ONG locales – souvent plus exposées aux contraintes d’accès et aux risques sécuritaires – dans les mécanismes de coordination, de négociation et de gestion des incidents.
Face au durcissement probable des contraintes administratives et des restrictions de mouvement dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23, la communauté humanitaire poursuivra la mise en œuvre du cadre de liaison opérationnel établi au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, afin de faciliter le dialogue, clarifier les procédures et préserver l’accès humanitaire.
Parallèlement, l’engagement avec les autorités gouvernementales sera maintenu et renforcé, notamment à travers les mécanismes de coordination existants — le CNCH au niveau national et les CPCH au niveau provincial — pour anticiper les évolutions réglementaires, harmoniser les démarches et limiter les entraves aux opérations.
Afin de préserver l’accès humanitaire et réduire les risques pour les populations civiles, la communauté humanitaire renforcera les mécanismes de coordination civilo-militaire. La liaison avec les contingents militaires étrangers déployés dans un cadre bilatéral dans l’Est de la RDC demeurera prioritaire. L’acceptation par les communautés locales et les acteurs armés, particulièrement dans les zones les plus affectées par les contraintes d’accès, restera au cœur de la stratégie humanitaire.
Le Coordonnateur humanitaire continue à appeler les parties au conflit, le gouvernement de la RDC et les États de la région à prendre des mesures urgentes pour améliorer l’environnement opérationnel et intégrer des garanties humanitaires dans les efforts de paix. Les priorités sont la protection effective des civils et des infrastructures essentielles, dans le strict respect du droit international humanitaire et des droits humains, ainsi que la lutte contre l’impunité, notamment pour les violences sexuelles. Le gouvernement de la RDC est aussi appelé à assumer pleinement sa responsabilité de protection et de soutien aux personnes déplacées et retournées, en favorisant des solutions durables articulant aide humanitaire, relèvement, consolidation de la paix et développement. Les parties doivent également lever les obstacles bureaucratiques entravant l’action humanitaire et garantir un accès humanitaire sûr, rapide, sans entrave et durable, y compris par la réouverture de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires et la facilitation des services financiers à l’Est. La protection du personnel et des installations humanitaires doit être renforcée, avec des enquêtes systématiques en cas d’attaques. Enfin, la restauration desservices publics essentiels, le renforcement de la prévention des crises et une augmentation immédiate des financements pour la réponse humanitaire, gravement sous-financée, sont indispensables pour répondre à l’ampleur des besoins2.
References
La sécurité/protection est également une priorité dans les Hauts Plateaux (Minova, Sud-Kivu) en raison du contexte.
International Conference to support Peace and Prosperity in the Great Lakes region. Key humanitarian asks. Paris, October 30, 2025.