Sévérité sectorielle par zone de santé (ZS)
PIN&Cible CCCM
- Résumé des besoins
La République Démocratique du Congo compte environ 5,7 millions de personnes déplacées internes, dont près de 634 996 vivent dans des sites et centres collectifs et plus de 80 % au sein des familles d’accueil selon les données consolidées par les Commissions de Mouvements de Population (CMP) au 31 août 2025. Parmi les sites recensés, environ 172 sont actuellement sous mécanisme de coordination et de gestion des camps (CCCM), couvrant une population estimée à 417 364 personnes dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri, du Sud-Kivu et du Tanganyika. Ces sites bénéficient d’un encadrement technique des agences co-leads (OIM et HCR) et de leurs partenaires, tandis qu’un nombre croissant de sites et centres collectifs spontanés restent hors mécanisme, exposant leurs occupants à des conditions précaires et à un accès inégal aux services essentiels.
Pour l’année 2026, le CCCM concentrera ses efforts sur la coordination intégrée des sites sous mécanisme tout en étendant progressivement le suivi et la coordination communautaire dans les zones d’accueil et familles hôtes, afin d’assurer une réponse plus inclusive et cohérente. Malgré les fermetures successives de sites observées en début d’année 2025, notamment au Sud-Kivu, au Nord Kivu (autour de Goma et dans certaines zones rurales), de nouveaux regroupements de déplacés continuent d’émerger dans des conditions critiques, accentuant la pression sur les services de base et la gouvernance locale.
L’évolution du contexte sécuritaire, marquée par la persistance des affrontements entre groupes armés (M23, ADF, CODECO, Mai-Mai, etc.) et les opérations militaires en cours, continue de générer de nouveaux mouvements de populations et d’entraver les retours durables. Dans ce cadre, les besoins en gestion, coordination, suivi et planification des sites demeurent prioritaires pour garantir la protection, la dignité et la sécurité des populations déplacées. Les conditions de vie dans les sites restent alarmantes : surpeuplement, manque d’aménagements, accès limité à l’eau, à l’assainissement, à l’éducation et à la santé, ainsi qu’à des mécanismes de redevabilité et de participation communautaire.
Les lacunes structurelles dans la gouvernance communautaire et le fonctionnement des comités de sites persistent, aggravées par la réduction drastique des financements humanitaires et le retrait progressif de plusieurs partenaires opérationnels. Dans de nombreux sites, les mécanismes de feedback et de gestion des plaintes ne sont pas pleinement fonctionnels, compromettant la redevabilité et la cohésion sociale. Par ailleurs, la coordination des PDIs vivant hors sites demeure limitée malgré les besoins accrus observés au sein des familles d’accueil, qui continuent d’absorber la majorité des déplacés sans accompagnement institutionnel suffisant.
Autant en 2025 qu’en 2026, les défis pour le CCCM demeurent le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des acteurs locaux, des autorités territoriales et structures communautaires, pour garantir la continuité des activités de coordination, la qualité de la gestion des sites et la résilience des mécanismes locaux. Ainsi, se pose pour le secteur le besoin d’appui à la planification et la mise en œuvre d’initiatives de transition vers des solutions durables, notamment à travers l’accompagnement des retours, relocalisations et intégrations locales sûres, volontaires et informées, en lien étroit avec le Groupe Solutions durables et les clusters sectoriels (Abris/NFI, WASH, Protection, Santé et Relèvement précoce).
Sans un minimum de coordination, de suivi démographique régulier et de gouvernance locale renforcée, les sites et centres collectifs continueront à faire face à des conditions de vie critiques, à un accès inégal aux services de base et à des risques accrus d’épidémies, d’incidents de protection et de tensions communautaires. Le maintien d’un mécanisme de coordination fonctionnel, flexible et inclusif, combiné à l’extension des approches Area-Based Site Management (ABSM), reste indispensable pour assurer la dignité, la sécurité et la stabilité des populations déplacées et de leurs communautés d’accueil en 2026.
2. STRATÉGIE DE RÉPONSE
En 2026, le Cluster CCCM concentrera sa réponse sur la coordination et la gestion des sites et centres collectifs encore actifs, afin d’assurer la continuité des services essentiels, le renforcement de la gouvernance communautaire et la préservation de la dignité des personnes déplacées internes. Les priorités porteront sur la consolidation du mécanisme de coordination dans les sites (planifiés et spontanés) et centres collectifs, la mise à jour régulière des données démographiques et des besoins, et le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des partenaires, autorités locales et comités de sites.
Cette réponse entre dans la ligne stratégique du Cluster CCCM qui repose sur les deux objectifs stratégiques du HRNP 2026 :(1) Sauver des vies et alléger les souffrances des personnes touchées par des chocs récurrents liés notamment aux conflits, aux catastrophes naturelles et aux épidémies, à travers une assistance multisectorielle sûre, équitable, inclusive et fondée sur les principes humanitaires ; et (2) Améliorer l’accès sûr, équitable et digne aux services de base de qualité des populations affectées, selon les droits fondamentaux et les standards sectoriels, afin de prévenir l’érosion accrue de leurs capacités d’adaptation.
La principale innovation résidera dans le renforcement d’une gestion axée sur les standards minimums du CCCM, qui serviront de référence commune pour tous les acteurs intervenant dans les sites. Cette approche garantira la qualité, la cohérence et la redevabilité de la réponse, en intégrant les dimensions d’inclusion, de protection, de prévention environnementale, de sécurité et de préparation aux solutions durables.
Un changement majeur dans la stratégie d’intervention 2026 réside dans l’adaptation du mandat CCCM au nouveau contexte post-démantèlement des sites au Nord et Sud-Kivu. Alors que la majorité des sites formels ont été fermés ou transformés, une grande partie des PDIs se trouvent désormais en familles d’accueil ou dans des centres collectifs spontanés hors mécanisme de coordination. Pour répondre à cette réalité, le Cluster adoptera une approche Area-Based Site Management (ABSM), permettant de renforcer la coordination communautaire dans les zones d’accueil en appuyant les structures locales mixtes (leaders communautaires, comités de vigilance, autorités territoriales) et de relier la réponse humanitaire à la planification locale.
Le CCCM jouera ainsi un rôle de facilitateur de coordination locale, favorisant la synergie intersectorielle et le transfert progressif des responsabilités aux acteurs locaux. Cette approche contribuera à ancrer les mécanismes de gouvernance et de redevabilité au niveau communautaire, tout en soutenant les processus de retour, de relocalisation et d’intégration locale sûrs, volontaires et informés, en lien étroit avec le Groupe Solutions Durables.
Enfin, la stratégie de 2026 intégrera des mesures de transition vers le relèvement et la résilience, notamment à travers l’appui à la planification communautaire, la réhabilitation d’infrastructures de base, et la promotion d’une approche inclusive et participative du suivi des besoins, afin d’assurer la durabilité des acquis du mécanisme CCCM et de renforcer les capacités locales à long terme.
3. RATIONAL POUR L’ESTIMATION DES COÛTS
Le coût global de la réponse CCCM pour 2026, estimé à 17.9 millions USD, repose sur une estimation des coûts unitaires moyens de 2025 en y ajoutant les coûts opérationnels pour un pourcentage de 4%, traduisant une optimisation des ressources et l’adoption d’approches communautaires intégrées. Ce maintien des coûts ne prend pas en compte les inflations mais reflète la rationalisation des priorités du Cluster et la transition vers des modèles de gestion plus durables, notamment à travers l’approche Area-Based Site Management (ABSM) permettant d’intervenir dans les zones d’accueil hors sites à moindre coût tout en renforçant l’impact au niveau local.
Les coûts unitaires sont analysés en fonction de la nature et de l’étendue des activités, tout en maintenant la qualité et la conformité aux standards minimums du CCCM. Le coût des activités dans les sites reste stable, tandis que les coûts hors sites intègrent pour la première fois le soutien à la gouvernance communautaire et au suivi intersectoriel des besoins. Les activités de suivi démographique, de renforcement des capacités et de transition vers des solutions durables conservent des niveaux de financement comparables à ceux de 2025.
La réduction du budget 2026 d’environ 48 % sur le budget global de 2025 et de 3% sur le budget priorisé s’explique par un réalisme qui tient compte de la faible mobilisation du budget de 2025 (moins de 15%) et de la prévision d’un environnement financier qui tend à la diminution des fonds auprès des bailleurs mais également la diminution du nombre de sites actifs, la mutualisation des ressources logistiques. Le coût estimé pour 2026 reflète aussi une approche plus efficiente, équilibrant coordination opérationnelle, mécanismes communautaires et accompagnement vers des solutions durables pour les populations déplacées.
| Paquets d’activités | Cible (dans les zones de santé ciblées) | Coût unitaire de l’intervention | Coût opérationnel | Budget total requis par type d’intervention |
| Prestation de services de gestion et coordination de site | 381.599 | 10 USD | 0.40 | 3.968.626 USD |
| Prestation de services de coordination et d'appui aux structures de gouvernance communautaire en dehors des sites | 137.998 | 5 USD | 0.20 | 717.588 USD |
| Réalisation d'évaluations au niveau des sites et dans les zones d'accueil | 306.281 | 5 USD | 0.20 | 1.592.660 USD |
| Collecte et mise à jour des données démographiques des personnes déplacées internes dans les sites et hors-sites |
450.860
| 15 USD | 0.60 | 7.033.413 USD |
| Entretien et réhabilitation des infrastructures des sites | 248.584 | 10 USD | 0.40 | 2.585.272 USD |
| Mise en place de services de mécanisme d'orientation communautaire | 124.292 | 10 USD | 0.40 | 1.292.636 USD |
| Activités de renforcement des capacités pour les bénéficiaires, partenaires et autorités | 9.322 | 10 USD | 0.40 | 96.948 USD |
| Soutien des personnes déplacées internes dans le cadre des activités des solutions durables | 24.858 | 25 USD | 1.00 | 646.318 USD |
4. MÉTHODOLOGIE DE CIBLAGE
La méthodologie de ciblage 2026 du Cluster CCCM repose sur une analyse multi-sources combinant les données des Commissions de Mouvements de Population (CMP), de la Master List CCCM, des évaluations et des suivis terrains réalisés par les partenaires. Cette approche permet d’identifier les zones de concentration des personnes déplacées internes, de cartographier les sites (planifiés, spontanés, centres collectifs) et de suivre les dynamiques de déplacement vers les zones d’accueil communautaires.
Par rapport à 2025, la méthodologie a évolué pour intégrer une approche élargie, incluant l’ensemble des PDIs vivant dans les sites (planifiés, spontanés) et centres collectifs, mais aussi une proportion estimée à 20 % des déplacés vivant en familles d’accueil dans les zones de santé où se situent les sites. Cette adaptation vise à mieux refléter la réalité des déplacements mixtes et la continuité des besoins entre sites et communautés hôtes.
Le ciblage repose sur les indicateurs de sévérité JIAF 2.0, la fonctionnalité des sites, le niveau de vulnérabilité et la capacité opérationnelle des partenaires, garantissant une approche harmonisée, fondée sur des données vérifiées et alignée sur les priorités intersectorielles.
5. PROMOTION D’UNE PROGRAMMATION DE QUALITÉ ET INCLUSIVE
Le Cluster CCCM veille à ce que l’ensemble de ses interventions intègre les aspects transversaux prioritaires et la centralité de la protection comme fondement de sa stratégie d’action. Chaque activité est planifiée et mise en œuvre de manière à garantir la sécurité, la dignité et les droits fondamentaux des personnes déplacées internes où qu’elles se trouvent (dans les sites, centres collectifs ou en communautés hôtes).
Le Cluster et ses partenaires veilleront à intégrer systématiquement le genre, l’âge et le handicap dans toutes les phases du cycle de projet. L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles sont promues à travers l’application du Marqueur Genre et Age de l’IASC, la réalisation d’analyses rapides de genre et le renforcement des capacités des acteurs sur les questions de genre, de protection contre les violences sur le genre (VBG) et d’inclusion du handicap. Le leadership féminin sera encouragé par une représentation équilibrée dans les comités de gouvernance communautaire et les structures de coordination locales.
Le CCCM veille à l’accessibilité physique et informationnelle des infrastructures et à la représentation équilibrée des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap dans les instances décisionnelles. L’accès équitables aux services essentiels (santé, éducation, protection, moyens de subsistance, etc.) est encouragé à travers la mise en place d’espaces sûrs pour les femmes et les files.
La redevabilité envers les populations affectées (AAP) constitue un pilier central de la réponse CCCM. Des mécanismes participatifs et inclusifs sont mis en place pour garantir la consultation régulière des communautés, la remontée des besoins et la transparence des décisions. Tous les sites disposent de système de plaintes et de feedback accessibles, sûrs et confidentiels, permettant de renforcer la confiance entre les acteurs humanitaires et les populations déplacées.
La centralité de la protection guide la planification, la gestion et la fermeture des sites. Des audits de sécurité, des cartographies des risques et des plans d’atténuation sont systématiquement mis en œuvre afin de prévenir les préjudices, d’assurer la sécurité et de préserver la dignité des résidents.
Le Cluster s’engage pleinement dans la prévention des abus et exploitations sexuels (PSEA) et le harcèlement sexuel (HS). Les partenaires CCCM sont tenus d’appliquer les Normes Opérationnelles Minimales (NOM) en matière de conduite et d’éthique, de respecter la checklist PSEA spécifique au CCCM, et de coordonner leurs actions avec le Réseau Interagence PSEA. Des sessions régulières de formation et de sensibilisation seront organisées pour renforcer les capacités du personnel, des comités de sites et des autorités locales sur la prévention et la gestion des cas d’abus.
Pour assurer une inclusion effective, les partenaires du Cluster sont encouragés à collecter et analyser des données ventilées par sexe, âge et handicap. Lorsque cela est possible, ils sont accompagnés pour utiliser des outils prouvés tels que le Petit ensemble de questions du Groupe de Washington sur le handicap, permettant d’identifier et de répondre aux besoins spécifiques des personnes vivant avec un handicap. Les questions issues de la checklist des standards minimums sur le handicap seront adaptées et vulgarisées afin d’être intégrées dans les activités du CCCM selon les contextes locaux.
Compte tenu de la complexité et du caractère intersectoriel des thématiques liées à la VBG, la PSEA, le handicap et le VIH/SIDA, le Cluster CCCM travaillera en étroite collaboration avec les autres Clusters, afin de développer des stratégies communes de prévention, d’atténuation des risques et de réponse coordonnée.
A travers ces actions, le Cluster CCCM contribue activement à la mise en œuvre d’une réponse inclusive, sûre et redevable, alignée sur les priorités de l’Équipe Humanitaire Pays et sur les engagements globaux du système humanitaire pour la protection, la dignité et la cohésion sociale des populations affectées par les déplacements.
6. PLAIDOYER POR UN RENFORCEMENT DES ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT
Le Cluster CCCM plaide pour un renforcement des actions de développement et de consolidation de la paix afin de consolider les acquis humanitaires et soutenir la transition vers des solutions durables pour les personnes déplacées internes et leurs communautés d’accueil. Dans une perspective de moyen et long terme, il est essentiel que les acteurs du développement et de la paix appuient la mise en place de programmes de stabilisation communautaire, de relèvement précoce et de gouvernance locale adaptés aux zones à forte mobilité.
Les priorités incluent le renforcement des structures locales de gouvernance et de planification, la réhabilitation des infrastructures sociales de base (écoles, points d’eau, centres de santé), la promotion de la cohésion sociale et la sécurisation foncière dans les zones de retour, de relocalisation et d’intégration locale. Ces actions devraient être menées en synergie avec les autorités locales et les acteurs humanitaires, en s’appuyant sur les mécanismes communautaires existants (comités de sites, structures communautaires, etc.).
Les programmes de développement doivent également favoriser l’inclusion économique et l’accès aux moyens de subsistance des ménages déplacés et hôtes, contribuant à réduire la dépendance à l’aide humanitaire et à prévenir de nouveaux cycles de déplacement. Cette approche intégrée constitue une étape clé vers la résilience, la stabilité et la cohésion durable dans les zones touchées par la crise.
Objectifs sectoriels de réponse
| OS1 : Sauver des vies et alléger les souffrances des personnes touchées par des chocs récurrents liés notamment aux conflits, aux catastrophes naturelles et épidémies, à travers d’une assistance multisectorielle sûre, équitable, inclusive et fondée sur des principes humanitaires. | |
| Objectif sectoriel 1.1 : Assurer une coordination efficace et équitable des services sur les sites à travers un suivi régulier, une cartographie actualisée et des mécanismes d’orientation intégrés afin de combler les lacunes et éviter les doublons. | 381.599 |
| Objectif sectoriel 1.2 : Etendre les mécanismes de coordination et de suivi des services aux zones d’accueil en appuyant les structures locales mixtes dans les familles d’accueil pour garantir une approche cohérente, équitable et complémentaire à la coordination des sites formels. | 137.998 |
| Objectif sectoriel 1.3 : Garantir un suivi régulier des services dans les sites, centres collectifs et zones d’accueil afin de réduire les lacunes des services identifiés pour les personnes déplacées et les communautés hôtes. | 306.281 |
| Objectif sectoriel 1.4 : Assurer la collecte, l’analyse et la mise à jour régulières des données démographiques des personnes déplacées internes vivant dans les sites et hors sites, désagrégées par sexe, âge et handicap, afin d’éclairer la planification et le suivi de la réponse humanitaire. | 450.860 |
| OS2 : Améliorer l’accès sûr, équitable et digne aux services de base de qualité des personnes affectées par les chocs récurrents, selon les droits fondamentaux et les standards, afin d'éviter une érosion accrue de leurs capacités d'adaptation. | |
| Objectif sectoriel 2.1 : Améliorer la sécurité, la dignité et les conditions de vie des populations déplacées grâce à l’entretien des infrastructures, à la gestion communautaire des sites et à la réduction des risques de protection. | 248.584 |
| Objectif sectoriel 2.2 : Renforcer la participation et la redevabilité envers les personnes déplacées internes à travers la mise en place, la promotion et le suivi des mécanismes de plaintes et de retour d’information accessibles et fonctionnels dans les sites de déplacement. | 279.657 |
| Objectif sectoriel 2.3 : Renforcer les capacités techniques et institutionnelles des partenaires, autorités locales et comités de sites afin d’assurer une gestion efficace, une coordination cohérente et une redevabilité envers les populations affectées. | 6.215 |
| Objectif sectoriel 2.4 : Accompagner les transitions vers des solutions durables en soutenant des retours, relocalisations et intégrations locales sûres, volontaires et informées, dans le respect de la dignité et de la protection des personnes déplacées. | 24.858 |