Sévérité SECAL- IPC
PIN &Cible SECAL
Résumé des besoins
Les besoins des populations en RDC sont estimés à partir des dernières analyses IPC, publiées en novembre 2025. Sur la période projetée de janvier à juin 2026, la situation générale de la sécurité alimentaire est susceptible de s'aggraver avec environ 22 % de la population (26,6 millions de personnes) projetée en insécurité alimentaire aigue, phase 3 et plus de l'IPC, soit une augmentation de 1,8 million de personnes par rapport à la période actuelle de septembre-décembre 2025. Les provinces les plus touchées sont celles de l’Est (Ituri, Nord Kivu, Sud Kivu et Tanganyka). Au total 38 zones de santé seront en situation d’urgence ce qui reflète une nette détérioration de la situation de sécurité alimentaire générée par une insécurité permanente et d’incessants déplacements de populations provoqués par une multitude de conflits. S’y ajoute les effets des inondations (en particulier dans les provinces de l’Équateur, Tshuapa, Tshopo et Tanganyika) et l’impact de la période de soudure. Les faibles rendements agricoles ne permettront pas aux ménages de constituer des stocks alimentaires conséquents pour couvrir les besoins alimentaires. À cela s’ajoute la faible diversité du régime alimentaire des ménages, l’accès difficile de certaines zones en périodes pluvieuses, la réduction supplémentaire attendue de l'assistance alimentaire humanitaire et les effets des conflits persistants dans certaines zones.
Selon le rapport d’analyse IPC de novembre 2025, les politiques agricoles, bien qu'envisageant des efforts, demeurent insuffisantes face aux besoins, avec un faible investissement dans ce secteur vital pour 70% de la population rurale. La situation sécuritaire dans les provinces clés comme le Nord-Kivu et le Tanganyika continue d’affecter la production locale, limitant l'approvisionnement des marchés et contribuant à l’augmentation des prix des denrées de base. Le manque d'infrastructures, d'accès à l'eau et à l'énergie freine les échanges commerciaux et la valorisation des produits locaux. Trois facteurs déterminants principaux peuvent expliquer cette insécurité alimentaire :
- Conflits, insécurité et déplacements de populations : Les violences armées et les conflits intercommunautaires continuent d’affecter les moyens d’existence des ménages. Selon le rapport d’OCHA du 31 juillet 2025, depuis le début de l’année 2025, plus de 1,6 million de personnes se sont déplacées en RDC portant le total à près de 5,28 millions de personnes déplacées internes (PDI). Les femmes représentent 51% de cette population déplacée.
- Insuffisance des infrastructures de base : Les infrastructures de base restent quasi inexistantes dans de nombreuses régions du pays et celles qui existent sont de plus en plus délabrées. Le manque flagrant de routes de qualité freine le développement économique et décourage la production agricole, compliquant l'écoulement des produits vers les marchés et leur approvisionnement en intrants essentiels.
- Chocs macroéconomiques et socio-économiques : Le marché national reste caractérisé par une stabilité relative des prix. L’accès à l’emploi et à un revenu restent les préoccupations principales pour la majorité de la population. À court terme, la stabilité du francs congolais face aux devises étrangères et la maitrise du niveau de prix n’amélioreront pas significativement et directement l’accès aux aliments.
Les populations les plus touchées par l’insécurité alimentaire aigue incluent les déplacés internes, les retournés, les communautés affectées par les catastrophes naturelles, ainsi que les personnes à faibles revenus ou sans emploi. Les ménages ayant des enfants de moins de cinq ans, particulièrement si ces derniers souffrent déjà de malnutrition, les femmes et jeunes filles enceintes ou allaitantes ainsi que les personnes vivant avec le VIH dans les ménages vulnérables représentent également des groupes de population exposées à l’insécurité alimentaire.
Le cluster SA estime que sur la portée du plan de réponse humanitaire 13 millions personnes auront besoin d’une assistance humanitaire en 2026. Une attention particulière sera portée aux cas de protection identifiés dans le cadre de l’assistance alimentaires afin de les référencer aux acteurs de la protection et qu’ils puissent bénéficier d’une prise en charge spécifique.
Note de clarification :
| Pour le cluster sécurité alimentaire (CSA) qui se réfère à l’analyse IPC le nombre de personnes dans le besoin au niveau national est 26,6 millions de personnes. Pour la portée géographique limitée du HNRP selon l’analyse IPC le nombre de personnes dans le besoin est de 14,3 millions de personnes. Selon l'analyse restreinte JIAF basée sur les besoins intersectoriels les personnes dans le besoin pour le secteur de la sécurité alimentaire est de 13 millions duquel découle les 5,9 millions des personnes ciblées en appliquant la méthodologie de calcul préconisé par OCHA. |
2. STRATÉGIE DE RÉPONSE
Le cluster CSA a revu sa stratégie d’intervention afin de, premièrement, s’adapter à l’évolution du contexte opérationnel avec des zones dont le contrôle est perturbé par la présence de groupes armés, de nombreux incidents sécuritaires et des conflits constants ; et deuxièmement, de répondre au besoin de considérer les réductions drastiques du niveau de financement reçus et anticipés vis-à-vis de l’assistance humanitaire. Dans le cadre de la modification de la structure de coordination humanitaire le cluster SA se repositionne aussi de manière stratégique afin de répondre au mieux aux besoins des bénéficiaires de manière à maximiser l’impact des actions entreprises dans un esprit de pérennisation et de complémentarité.
Le secteur maintient une approche priorisant les personnes qui sont dans le besoin le plus aigu soit en IPC phase 4 et plus. Les groupes, tels que les PDI, les familles et communautés hôtes, les personnes retournées, bénéficieront d’une attention particulière car ils sont plus fragiles tout comme les personnes handicapées ou âgées, les veuves, ou les mères adolescentes célibataires. En considérant la forte réduction du niveau de financement, les rations alimentaires seront données pour une durée de trois mois en trois cycles de distribution mais resteront à 2 100 Kcal/personne afin de maintenir un impact auprès des personnes ciblées. Le Cluster priorisera les interventions en zones rurales par rapport aux grands centres urbains.
Le nombre de personnes dans le besoin y compris dans les zones restreintes par la portée limitée du HNRP seront bien au-delà de la capacité de couverture de l’ensemble des acteurs opérationnels dû aux ressources limitées. Le cluster SA préconise de cibler les personnes dans le besoin là où il y a une présence de partenaires opérationnels, un accès sécurisé pour la durée de l’intervention et des financements garantis. Dans les exercices de priorisations les partenaires vont se coordonner pour réaliser des actions simultanées qui se complèteront pour réaliser l’objectif commun de renforcer les moyens de subsistance. La priorisation considérera là où les besoins sont les plus élevés mais aussi là ou l’impact sera le maximum. Les cycles d’appui seront court 3 à 4 mois et les actions documentées pour assurer une évaluation des effets des interventions. L’outil interactif de positionnement du cluster sera utilisé pour la mise en œuvre de l’approche. Les coordinateurs des clusters avec l’appui de OCHA et d’autres mécanismes RRM, CWG veilleront à faciliter et promouvoir cette approche en complémentarité avec les partenaires de mise en œuvre.
Le cluster maintiendra une surveillance dans les zones desservies afin d’informer des conséquences du manque d’assistance dans ses zones et pouvoir émettre des alertes, le cas échéant.
3. RATIONAL POUR L’ESTIMATION DES COÛTS
Les coûts unitaires pour 2026 restent alignés sur ceux de 2025 : 32,40 USD par bénéficiaire/mois pour les rations complètes de vivres, 24 USD par bénéficiaire/mois pour les distributions de cash. Cependant, l’enveloppe par ménage pour l’agriculture d’urgence et les moyens de subsistances ont connu des modifications. L’agriculture d’urgence qui fait désormais partie de l’objectif stratégique 1, est passé de 192 USD à 250 USD pour la fourniture d’intrants agricoles en nature et à 230 USD pour la fourniture d’intrants agricoles sous forme d’argent liquide ou de bons d’achat. Il est constaté une augmentation de 20 à 30% par rapport à l’année passée. Pour ce qui est de l’appui aux moyens de subsistances, le coût moyen est estimé à 343 USD, soit une diminution de 4% par rapport à l’année dernière. Le tableau ci-dessous détaille le coût unitaire par ménage pour chaque activité d’appui aux moyens de subsistances.
| Objectif sectoriel | Activités | Coût (USD) |
| Offrir un accès à des aliments nutritifs, en particulier aux femmes et aux enfants vulnérables, grâce à leur propre production | Fourniture d’un soutien à l’élevage pour améliorer la production alimentaire (restockage/déstockage, aliments améliorés, pratiques de logement, renforcement des capacités). | 360.1 |
| Accès aux kits de pêche pour accéder à la nourriture et aux revenus | 609.7 | |
| Fournir un accès à la nourriture/aux revenus par le biais d'un emploi temporaire aux personnes vulnérables touchées par des crises et en situation d'insécurité alimentaire. | Fourniture d'activités génératrices de revenus aux populations vulnérables (en nature) | 200.2 |
| Fourniture d'activités génératrices de revenus aux populations vulnérables (espèces) | 200.2 |
4. MÉTHODOLOGIE DE CIBLAGE
Seules les zones de santé avec une sévérité intersectorielle 3+ ont été retenues dans l’analyse du PIN sectoriel et du ciblage. Au total, 175 zones de santé réparties dans 16 provinces (Haut-Katanga, Haut-Lomami, Ituri, Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kwango, Kwilu, Maï-Ndombe, Maniema, Nord-Kivu, Sankuru, Sud-Kivu, Tanganyika, Tshopo) sont retenues pour le calcul du ciblage.
Dans les zones de santé sélectionnées, nous avons retenu les zones en phase IPC 3+ (163 zones de santé). Dans ces zones de santé, nous avons ciblé 100 % de personnes en phase IPC 4+. Pour les personnes en phase IPC 3, nous avons ciblé 100% d’entre elles dans les zones de sévérité intersectorielle 4 et de phase IPC 4. Nous avons aussi considéré 25% de personnes en IPC 3 dans les zones de sévérité intersectorielle 3 pour les zones en IPC 4 et les zones de sévérité intersectorielle 4 pour les zones en IPC 3. En vue de cibler la majorité des personnes en IPC 4+, 100% de personnes supplémentaires en phase IPC 4+ se trouvant dans les zones en IPC 2 mais de sévérité intersectorielle 3+ ont été ajouté parmi les personnes ciblées.
| Phase CSA | Phase Intersectoriel | Cible - Population IPC3 | Cible - Population IPC4 |
| IPC 2 | 1 | 0% | 0% |
| 2 | 0% | 0% | |
| 3 | 0% | 100% | |
| 4 | 0% | 100% | |
| IPC 3 | 1 | 0% | 0% |
| 2 | 0% | 0% | |
| 3 | 0% | 100% | |
| 4 | 25% | 100% | |
| IPC4 | 3 | 25% | 100% |
| 4 | 100% | 100% |
La totalité des personnes ciblées recevront une assistance alimentaire sur 3 mois de rations complètes 2 100 K/Cal. L’objectif stratégique 2 ciblera 50% des personnes ciblées pour l’assistance alimentaire d’urgence.
La méthodologie diffère de celle de l’année dernière car la cible finale du cluster dépend des besoins intersectoriels, diminuant ainsi le PIN et la cible des personnes en IPC 3+.
5. PROMOTION D’UNE PROGRAMMATION DE QUALITÉ ET INCLUSIVE
Genre
Tous les projets de la sécurité alimentaire prendront en compte la situation différenciée des femmes, hommes, filles et garçons. Le ménage étant retenu comme unité de référence, les bénéficiaires seront désagrégés par sexe, âge et situation de handicap, tant parmi les bénéficiaires directs que parmi les bénéficiaires indirects.
Dans le cas des ménages mariés, il sera assuré que toutes les femmes adultes reçoivent une aide pour elles-mêmes et leurs enfants, ainsi que pour les enfants pris en charge par le ménage de manière transitoire ou permanente (notamment les enfants séparés ou non accompagnés).
Pour garantir une répartition équitable de l’aide, les projets devront :
- S’assurer d’une participation équilibrée aux interventions en sécurité alimentaire ;
- Consulter de manière équitable et proportionné selon le genre, les différents groupes des bénéficiaires à chaque étape du projet afin de garantir un accès égal à l’assistance et réduire les risques de violence ou de conflits ;
- Veiller à ce que les femmes, enfants et autres groupes vulnérables ou minoritaires soient représentés et participent de manière égale dans les équipes d’enregistrement, distribution et évaluation.
Protection
Les projets de sécurité alimentaire intégreront les principes de protection dans toutes leurs interventions, en respectant les quatre principes clés de la protection transversale, et en veillant à :
- Répondre aux besoins sans générer de conséquences négatives involontaires (principe du “ne pas nuire”).
- Donner la priorité à la sécurité et à la dignité des bénéficiaires.
- Garantir un accès effectif et encourager la participation et l’autonomisation des communautés locales.
- Assurer la redevabilité des acteurs humanitaires vis-à-vis des personnes et communautés touchées.
- Files d’attente priorisées et espaces adaptés (abris, chaises, eau potable) pour les personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, handicapées).
- Établir des files d’attente priorisées lors des enregistrements et distributions pour faciliter l’accès des plus vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, personnes en situation de handicap, malades).
- Veiller à ce que les activités ne favorisent pas la séparation intentionnelle des familles qui cherchent à augmenter l’aide qu’elles reçoivent et n’exposent pas les enfants davantage au risque d’exploitation.
- Etablir un mécanisme de plaintes adapté à la capacité des bénéficiaires (notamment pour les femmes et filles), afin d’éviter de leur exposer à plus de risques et les représailles potentielles.
- Veiller à ce que tous les agents de la sécurité alimentaire aient ratifié et soient formés aux procédures de sauvegarde de l’enfant, aux codes de conduite et aux politiques de protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA).
Redevabilité envers les populations affectées (AAP)
Tous les projets de sécurité alimentaire doivent inclure la redevabilité qui consiste à utiliser le pouvoir de manière responsable en tenant compte des personnes que les organisations humanitaires cherchent à aider, en leur rendant compte et en étant tenues responsables par elles.
- Prendre en compte : S’assurer que les décisions des humanitaires reposent sur les points de vue et besoins des communautés.
- Rendre compte : Fournir des informations claires sur les activités des agences humanitaires aux communautés affectées.
- Tenir pour compte : Permettre aux communautés d’évaluer et commenter la performance et le comportement des humanitaires.
Importance de la participation communautaire
Le projet de sécurité alimentaire doit impliquer les communautés pour favoriser l’appropriation des activités, améliorer la qualité des programmes grâce à une analyse plus précise des vulnérabilités et faciliter la pérennisation des acquis. Les communautés doivent être impliquées dans une évaluation des besoins que pour l’élaboration des critères de vulnérabilités à appliquer aux bénéficiaires au sein d’une communauté donnée.
Le projet de sécurité alimentaire doit mettre en place plusieurs mesures pratiques pour favoriser la protection, l’inclusion et la redevabilité, notamment :
- Consultations communautaires avant, pendant et après la mise en œuvre pour intégrer les besoins et priorités des populations.
- Désagrégation des données par sexe, âge et handicap pour garantir une approche inclusive.
- Mécanismes de feedback et de plaintes accessibles, confidentiels et adaptés au niveau d’alphabétisation des bénéficiaires.
- Prévoir des abris avec des chaises ou des nattes et de l’eau potable sur les sites de distribution.
- Mettre en place des mécanismes de réception des plaintes pour incidents de sécurité et abus, adaptés au niveau d’alphabétisation des bénéficiaires et garantissant la confidentialité.
- Afficher des visuels sur les sites et communiquer le numéro vert ou boite de suggestion pour prévenir les abus et l’exploitation sexuelle.
6. PLAIDOYER POUR UN RENFORCEMENT DES ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT
Les interventions des partenaires du secteur SA en RDC doivent se positionner dans le Nexus humanitaire-développement-paix afin de transformer les systèmes alimentaires et de les rendre plus durables, résilients et inclusifs. Non seulement, il est essentiel d’apporter des réponses à l’urgence humanitaire mais il faut les inscrire dans une réponse intégrée combinant : une assistance humanitaire aux populations les plus vulnérables, afin de sauver des vies et alléger leurs souffrances, un soutien à l’agriculture d'urgence incluant la production d’aliments nutritifs à cycle rapide et un accès facilité à la terre, et avec un développement des moyens d’existence résilients notamment en soutenant des systèmes financiers inclusifs comme les associations d’épargne et de crédit, et en valorisant les aliments nutritifs locaux en lien avec la préservation de l’environnement, comme les produits forestiers non ligneux.
Pour répondre à ces besoins, dans le moyen et le long terme, les acteurs de développement du secteur de la sécurité alimentaire doivent mettre en œuvre un programme articulé autour de cinq priorités principales :
- Renforcer la production, la transformation et la commercialisation des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et la pêche : renforcer les capacités techniques et les moyens des producteurs, soutenir la multiplication communautaire de semences de qualité, renforcer les infrastructures et les capacités techniques du secteur de la santé animale, accompagner ces différents appuis par des distributions d’intrants, des outils et des formations.
- Soutenir les systèmes et services des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et la pêche : renforcer les capacités techniques des centres de recherche et des institutions publiques dans le domaine de la production agricole, animale et aquacole, et dans les techniques de transformation, stockage, commercialisation, appuyer la surveillance et prévention des maladies animales à caractère épidémique et/ou zoonotique, à travers le renforcement des services de proximité et la fourniture d’intrants de base, structurer et renforcer les organisations paysannes et les coopératives de producteurs, et appuyer la création et le développement d’Associations Villageoises d’Épargne et Crédit (AVEC) pour favoriser l’investissement local et la résilience économique.
- Soutenir la nutrition par l'éducation, la formation, la fourniture de compléments nutritionnels locaux et des programmes pilotes pour la production locale d'aliments spécialisés ciblant la malnutrition aiguë. Appuyer la mise en place de centres de production locale de compléments alimentaires riches en nutriments pour les centres de santé et de traitement de la malnutrition, ainsi que l’approvisionnement des cantines scolaires à travers la production alimentaire locale.
- Appuyer l’accès à la terre des groupes de populations les plus vulnérables (déplacées, retournés, autochtones…) : renforcer les capacités des acteurs du foncier et formaliser des accords durables et équitables d’accès aux terres et à l’eau, incluant la vulgarisation des textes sur l’accès et la gestion des ressources partagées. Négocier et stabiliser des accords d'exploitation équitables entre exploitants et concessionnaires.
- Mettre en œuvre des actions de protection de l’environnement et de gestion durable des ressources naturelles : lutter contre l’érosion et la dégradation des sols par des activités de reboisement, d’agroforesterie, et par l’utilisation et la production de foyers améliorés et de briquettes écologiques pour réduire la consommation de bois dans les zones à haute densité.
Objectifs sectoriels de réponse
| OS1 : Sauver des vies et alléger les souffrances des personnes touchées par des chocs récurrents liés notamment aux conflits, aux catastrophes naturelles et épidémies, à travers d’une assistance multisectorielle sûre, équitable, inclusive et fondée sur des principes humanitaires. | |
| Objectif sectoriel 1.1 : 5.9 millions de personnes | Fournir une assistance alimentaire rapide et vitale aux groupes vulnérables touchés par les crises |
| Objectif sectoriel 1.2 : 2.5 millions de personnes | Fournir un accès à une production alimentaire essentielle, urgente et vitale |
| OS2 : Améliorer l’accès sûr, équitable et digne aux services de base de qualité des personnes affectées par les chocs récurrents, selon les droits fondamentaux et les standards, afin d'éviter une érosion accrue de leurs capacités d'adaptation. | |
| Objectif sectoriel 2.1 : 134.5 milles personnes | Offrir un accès à des aliments nutritifs, en particulier aux femmes et aux enfants vulnérables, grâce à leur propre production |
| Objectif sectoriel 2.2 : 318. 7 milles personnes | Fournir un accès à la nourriture/aux revenus par le biais d'un emploi temporaire aux personnes vulnérables touchées par des crises et en situation d'insécurité alimentaire |